LA RHUBARBE (polygonacée, tige)

La rhubarbe a l'avantage d'être très peu calorique (15 kcal/100 g), mais son acidité étant très prononcée, on a tendance à la préparer avec beaucoup de sucre. Essayez donc d'avoir la main légère.

Elle est, en outre, très laxative grâce à sa richesse en fibres ; en particulier en compote, elle parvient à réveiller tout en douceur les transits les plus paresseux. Elle mérite donc d'être plus fréquente au menu d'autant que son apport en minéraux est très important, notamment en potassium et en phosphore. Elle apporte aussi une quantité intéressante de magnésium et de calcium.
Bien pourvue en vitamine C (12 mg/100 g), elle a de ce fait des propriétés toniques et antianémiques. Dans l'armoire à pharmacie, elle a par ailleurs sa juste place en tant qu'anti-inflammatoire pour les muqueuses buccales. La substance que sécrète sa racine est, elle, appréciée pour son action antiseptique sur les problèmes de foie.

LA SAUGE MEDICINALE (lamiacée, feuille)

Selon un dicton provençal : "qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin". Cette plante aromatique renferme en effet une huile essentielle dont les vertus bienfaitrices sont nombreuses. La sauge possède par exemple des propriétés antispasmodiques et stimulantes : c'est une précieuse alliée contre les déprimes passagères. Mentholée ou citronnée selon les espèces, elle parvient également à stimuler le système digestif.
Riche en oestrogènes (hormones féminines), elle permet de réguler une transpiration excessive. Cette action antisudorifique a été démontrée par des études datant des années 30. Aujourd'hui, on préconise son infusion pour résoudre les désordres dus à la ménopause (les bouffées de chaleur en particulier).
Par ailleurs, la sauge s'avère très efficace pour calmer les inflammations des muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge ainsi que les infections des voies respiratoires. Inhalation et gargarisme permettent de bénéficier de ces actions antiseptiques. Enfin, associée à la rhubarbe, elle permet de combattre l'herpès labial. Selon une recherche publiée en 2001, une pommade contenant des extraits de sauge et de rhubarbe se révèle aussi efficace que le médicament conventionnel à base d'acyclovir.

CIBOULETTE (Alliacées, feuille)

J'ai trouvé cela, mais on ne sait jamais trop. Ce qui est certain en revanche c'est qu'on peut se reporter à l'article sur l'oignon blanc Une étude épidémiologique démontre que la consommation de légumes de la famille des alliacées (incluant la ciboulette, l’ail et l’oignon) pourrait prévenir les cancers de l’estomac et de l’oesophage6. En effet, à la lumière de ces résultats, les personnes consommant de la ciboulette chinoise d’une à trois fois par mois auraient de 64 % à 74 % moins de risque de souffrir d’un cancer de l’oesophage ou de l’estomac que les personnes qui en consommeraient moins d’une fois par mois. Comme mécanismes d’actions, les auteurs proposent les propriétés antibactériennes et antifongiques des légumes de la famille des alliacées. En effet, l’inhibition de la croissance bactérienne dans l’estomac pourrait diminuer la formation de composés carcinogènes. Une autre étude a démontré que la consommation de légumes de la famille des alliacées pourrait diminuer le risque de cancer de la prostate7. Les hommes consommant plus de 10 g par jour de ces légumes (incluant la ciboulette chinoise) auraient 49 % moins de risque d’être atteint d’un cancer de la prostate. Précisons que ces deux études, réalisées en Chine, évaluaient les effets de la consommation de ciboulette chinoise, moins connue en Occident. Les composés soufrés pourraient être responsables des effets observés, en empêchant entre autres différents processus métaboliques conduisant à l’apparition de cancers. Ces présumés effets devront être vérifiés dans des études sur l’humain avant de pouvoir établir un lien causal entre ces principes actifs et la prévention de cancers.

MENTHE (Lamiacée, feuille)

Au Moyen Âge, la menthe était déjà administrée aux personnes souffrantes, mélangée à un peu d'opium : elle est donc connue depuis longtemps pour ses vertus calmantes, analgésiques et anesthésiques. Le menthe n'est pas seulement un anti-douleur, elle peut aussi être employée comme antiseptique, notamment des voies respiratoires et digestives.
Au sujet du système digestif et intestinal en effet, la menthe, en particulier la variété pouliot, est employée en médecine naturelle pour enrayer les colites spasmodiques. On lui reconnaît aussi des propriétés carminatives et très stimulantes pour l'appareil digestif. Rien ne vaut une verveine-menthe après un repas trop copieux. Cette infusion permet de lutter contre l'indigestion et les troubles gastriques comme les brûlures d'estomac et les crampes.
De plus, la menthe pouliot est conseillée contre la toux et l'enrouement, contre la grippe et le rhume. Dans ces cas particuliers, il est très bon de faire des inhalations de vapeurs.
Enfin, l'essence contenue dans la menthe, le menthol, est très employée pour les bains de bouche : elle purifie l'haleine.

CAROTTE ( apiacee, racine)

Comme tous les fruits et légumes riches en fibres et en vitamines, la carotte joue un rôle bénéfique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et l'apparition de certains cancers.
La caractéristique essentielle de la carotte est sa grande richesse en provitamine A (nommée carotène). Plus les carottes sont colorées, plus elles sont riches en carotène. Cette substance antioxydante s'oppose à l'agression des radicaux libres qui se forment lors du vieillissement des cellules. Elle freine également l'évolution de l'athérosclérose, et intervient dans les mécanismes qui stimulent l'immunité. La carotte contient également un peu de vitamine C (7/100 g). Il est préférable de manger les carottes crues ou de les cuire rapidement à l'autocuiseur pour limiter sa perte.
Autre atout, l'apport énergétique de la carotte est modéré (33 kcal/100g), comme celui de la plupart des légumes racines, et son apport minéral est globalement important : potassium, calcium, magnésium, fer...
La carotte, riche en fibres particulièrement bien acceptées, est bonne pour réguler le transit intestinal et lutter contre la tendance à la constipation. Paradoxalement, la soupe ou purée de carottes est aussi efficace contre la diarrhée, car ses fibres possèdent un fort pouvoir de rétention d'eau. Enfin, selon une étude réalisée aux Etats-Unis, la consommation quotidienne de 200 g de carottes crues peut faire chuter de 11 % le taux du cholestérol. On attribue aux fibres de la carotte (et en particulier aux pectines, qui ont une action "séquestrante" sur les sels biliaires et les acides gras), cet effet bénéfique.

La poirée

Que l'on nomme aussi blette. Je n'utilise plus ce terme car il est incrusté dans l'inconscient collectif et automatiquement associé à une punition. c'est vraiment dommage car bien préparée, avec amour et délicatesse, cela n'a rien à voir.
elle contient de la vitamine A, B1, B2, C, K, PP, ainsi que du calcium, du chlore, du fer, du magnésium, du phosphore, du potassium, du sodium, du souffre. Elle serait contre indiquée pour les diabétiques. impossible de trouver la raison, mais si vous l'êtes, il sera préférable de demander conseil à un médecin.