ROQUETTE (Brassicacée ou crucifère, feuille)

Réputée pour ses vertues aphrodisiaques, dès l'antiquité on en extrayait de l'huile essentielle pour composer des huiles de massage.

La roquette est un légume de la famille des crucifères, tout comme le brocoli, le chou-fleur, le chou et le radis. Cette plante est originaire de la région méditerranéenne, bien qu’on la retrouve maintenant partout dans le monde. Ce sont généralement les feuilles de roquette que l’on apprête. Les graines sont également comestibles et servent, entre autres, à la préparation de moutarde forte. La roquette possède une odeur et une saveur particulières qui se mélangent bien à d’autres types de verdure.
Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont révélé qu’une consommation élevée de fruits et de légumes diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques1,2. Quelques mécanismes d’action ont été proposés pour expliquer cet effet protecteur; la présence d’antioxydants dans les fruits et les légumes pourrait y jouer un rôle.
Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement3. La roquette contiendrait des flavonoïdes (particulièrement de la quercétine), en quantité qu’on ne peut comparer à celle d’autres légumes, étant donné le peu d’études sur le sujet4,5. Les graines de roquette compteraient aussi des quantités substantielles de composés antioxydants, dont les flavonoïdes.
La roquette renferme de petites quantités de lutéine et de bêta-carotène, deux types de caroténoïdes. Les caroténoïdes sont des composés possédant des propriétés antioxydantes. Comparativement à différentes laitues (de culture hydroponique), la roquette contiendrait de deux à cinq fois plus de lutéine et jusqu’à trois fois plus de bêta-carotène7. De façon générale, la consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait liée à un risque moindre de souffrir de certains cancers.
Glucosinolates. Ces composés se retrouvent principalement dans les crucifères, dont les feuilles de roquette9,10. Les glucosinolates sont biologiquement inactifs, mais lorsque l’aliment subit des transformations — lorsqu’il est haché ou mastiqué, par exemple — les glucosinolates entrent en contact avec une enzyme appelée myrosinase, présente dans l’aliment. Les glucosinolates peuvent alors se transformer en molécules actives appelées isothiocyanates : plusieurs de ces molécules contribueraient à limiter le développement du cancer11-13. La cuisson réduit l’activité de la myrosinase, diminuant la possibilité de transformer les glucosinolates en composés actifs. Toutefois, la flore bactérienne intestinale peut également transformer les glucosinolates en isothiocyanates14,15, ce qui pourrait compenser partiellement la perte de l’activité de la myrosinase des aliments cuits. Les feuilles de roquettes contiendraient moins de glucosinolates que les graines et les graines germées de cette plante16. Comme les études sur le sujet sont limitées, il est difficile de comparer la quantité de glucosinolates de la roquette à celle d’autres crucifères (comme le brocoli et le chou-fleur). Autres propriétés

La roquette est une excellente source de vitamine K pour la femme et une bonne source pour l’homme, les besoins de l’homme en vitamine K étant supérieurs. La vitamine K est nécessaire pour la fabrication de protéines qui participent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

La roquette est une source de folate. Le folate (vitamine B9) participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes de croissance et pour le développement du foetus.

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