Les flavonoïdes du soja (génistéine, daidzéine) et d’un grand nombre de légumes ont une activité hormonale, 500 à 1 000 fois inférieure à celle des oestrogènes. C’est cependant suffisant pour activer certains tissus reproductifs, comme le tissu osseux. Une étude préliminaire vient de montrer qu'une alimentation enrichie en isoflavones (90 mg/j) augmente le contenu minéral et la densité minérale de la colonne vertébrale chez des femmes post-ménopausées, d’où l’intérêt dans la lutte contre l’ostéoporose. Mais les espoirs des chercheurs se portent surtout sur la prévention des cancers hormono-dépendants. L’incidence de cancer du sein est quatre fois moins élevée au Japon qu'aux Etats-Unis ; celle de cancer de la prostate cinq fois moins. Or, les Japonais consomment de grandes quantités d’isoflavones (25 à 40 mg/j, contre 5 mg en Occident). Les isoflavones entreraient en compétition avec les hormones naturelles au niveau des récepteurs cellulaires, et limiteraient ainsi la prolifération ; elles possèderaient aussi des propriétés antioxydantes, cytotoxiques pour les cellules tumorales et immunostimulatrices.
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