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LE POTAGER DU LBB

C'est là que sont cultivés tous les légumes que vous dégusterez cette année. A la ferme biologique de Valérie et Alain. Ce sont eux, les maitres jardiniers qui font pousser des légumes comme des artistes, avec un gout du beau et du bon et un respect maximum pour la terre d'ou nous nous nourrissons tous. (enfin presque).

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samedi, septembre 8 2012

DES NOUVELLES DE LA FERME

Première livraison : j'avais oublié de supprimer le bouquet d'aromatique de ma proposition. et je n'avais pas prévu d'en mettre dans vos paniers de vendredi, autour de 4.5kg quand même. J'espère que vous avez été satisfait néanmoins.

A propos de satisfaction, je prévois pour la semaine prochaine un patisson en dédommagement des choux gelées de cette hiver.

et pour finir des nouvelles de la ferme reprise

ferme.JPG

"Après un printemps bien inquiétant, l'été fut étonnant: très pluvieux en juillet, sec et chaud en Août, frais le 1er septembre avec 5° en plaine...Ce climat est devenu excessif dans la continuité des mois précédents: soit tout, soit rien sur de longues périodes !

Bizarrement, les plantes ont bien cherché à pousser, à croître, à nous donner ce qu'elles ont de meilleur. Nous les avons aidées tout l'été en les protégeant par d'autres plantes, en les arrosant, en les taillant, en les binant, en les désherbant,...sans doute en les bichonnant !

La bonne surprise de cet été fut le rendement et la qualité des tomates. Nous avons pu en mettre dans vos paniers 2 kg par semaine, tout en transformant ces fruits en coulis, soupes, ... de quoi bien remplir les paniers cet hiver. Les tomates anciennes sont toujours un casse-tête pour nous: malgré leur goût délicieux, elles tiennent mal. La peau s'éclate, elles sont molles... nous les transformons ce qui est un peu dommage,mais bon... Des essais ont été faits sur des variétés hybrides: la tenue est bonne, le goût décevant, donc cela ne présente aucun intérêt.

Autre bonne surprise: les courgettes, notamment les jaunes en serres où les rendements ont été bons. Les haricots verts ont fait leur bonhomme de chemin ! Les aubergines, poivrons ont eu froid en juillet...Nous espérons que ces bons légumes-fruits d'été tiennent jusqu'à fin septembre au-moins !

Pour cet automne, les pommes de terre ont assez bien résisté au mildiou, qui fut un fléau dans notre profession cette année: nous les trierons. Le goût des Ditta est un peu moindre qu'en 2011. D'une manière générale, les légumes d'automne-hiver seront au rendez-vous: carottes, poireaux (s'ils résistent aux nouvelles maladies importées: le poireau risque de devenir un légume précieux !), choux (un chou par semaine ?!?), échalotes,..Seuls les potirons ont fait grise mine de ces changements climatiques. La production sera en rapport avec la quantité de chaleur cumulée qui est trop juste: 5 jours de forte chaleur ne compensent pas l'été globalement frais.

Depuis fin Août, nous préparons l'hiver: blettes, épinards, mâche, scaroles sont semés et commencent à être plantés dans les champs. L'aspect global de nos serres et champs a déjà pris les couleurs automnales. Tout va décidément très vite, même les plantes sont dans cette accélération du temps: leurs cycles sont plus courts, elles aussi, courent, cherchent des jours meilleurs...

dimanche, juin 13 2010

L'ART DE CULTIVER LA TERRE

En agriculture biologique le respect de la terre ne signifie pas que l'on reste soumis aux aléas et aux caprices de la nature. Bien au contraire. La technicité, la connaissance de son milieu naturel doivent être de très hautes exigences. La somme des paramètres qui entre en jeu rendent sa pratique difficile.
C'est certainement une des raisons qui a permis l'implantation de l'agriculture que l'on appelle aujourd'hui conventionnelle: celle qui utilise l'arsenal des chimistes pour réussir a faire pousser quelque chose que l'on va vendre ensuite. Des scientifiques (sans conscience) ont pris le contrôle du savoir et ont laissé aux paysans les taches ingrates avec pour seul mot d'ordre : Lisez la notice, pulvérisez le produit et ramassez le plus possible. Ne vous occupez de rien d'autre.
feves.jpg
Pour réussir en bio, il faut au contraire être extrêmement pointu, voire même être une pointure et ne pas perdre de vue que la nature doit être conduite, modelée plutôt que combattue. Le mot d'ailleurs est parfaitement représentatif. On conduit une culture. Le jardinier, à la barre, connait parfaitement son milieu naturel, il le respecte dans sa diversité, il sait qu'il fait parti d'un eco systeme et y comprend sa place : celle de chef d'orchestre. Il est en général ingénieur agronome "en rébellion" contre les dogmes du tout chimique très pratiqué par nos institutions. (normal elles sont noyautées par des vendeurs produits).
Si vous pouvez vous déplacer un peu pour visiter la ferme qui fourni le local bio bag, n'hésitez surtout pas, vous en reviendrez conquis, comme on l'est forcément en côtoyant un maitre, aussi humble que talentueux. Vous y apprendrez surement quelque chose. Et en premier lieu que l'on peut produire, innover, vivre, se développer sans détruire.

Quelques nouvelles de la ferme

pepinos.jpg Le mot jardin est tout a fait approprié d'ailleurs car pour moi la différence entre le jardinier et le maraicher c'est l'exigence du beau. Le jardinier n'est pas seulement un entrepreneur c'est aussi un artiste. On emploie ce mot aussi pour les grands cuisiniers. Les grands jardiniers font aussi partie de ceux là. Et c'est grâce à eux que la réputation gastronomique de la France s'est faite!! Nulle doute que si on laisse faire les marchands de "cides" garder le contrôle, il ne restera bientôt plus que des souvenirs de cette art de se nourrir.

voilà notre maitre jardinier dans sa pépinière arrosant les plants qui viendront la semaine prochaine sur la partition. alaincrochot.jpg.
J'ai eu l'immense honneur de retirer les herbes indigènes sur les plants de tétragone qui subissaient leur concurrence et ne parvenaient pas a maturité assez vite. Au sécateur, en coupant simplement les feuilles inutiles, pour laisser la place à la plante qui nous intéresse. Un travail méticuleux, au contact.

Ici ce sont les groseilles qui viendront agrémenter le panier dans les semaines qui arrivent . Déjà très avancées. Il faut dire que là encore pour leur conduite Alain sait utiliser toutes les techniques pour créer dans son jardin des micros climats favorables et des conditions optimales pour que la plante se sente bien.groseillecergy.jpg

Ici c'est une autre technique en bio : le faux semis.
fauxsemis.jpg
Pour ne pas avoir a recourir à des désherbants, on leurre la nature. C'est un jeu... On prépare une planche de semis, mais on ne sème rien... On attend que les plantes indigènes la colonisent. Ici c'est chénopode, renoué et amarante. puis on passe une machine pour les enfouir et on sème alors la plantes qui nous intéresse. Cette dernière aura le temps de pousser avant que de nouvelles plantes indigènes fassent leurs apparitions, mais la plante comestible, aura eu le temps de s'émanciper.

lundi, mai 10 2010

LA FERME!

Voilà les tomates dans leur couverture de paille qui maintiendra la temperature en cas de grand froid. Pour être prêtes à temps, elles sont déjà en terre, mais le risque de gelée la nuit n'est pas encore complètement écarté. Votre jardinier le sait bien et ces nuits sont toutes inquiètées par ce risque. C'est le sacrifice à accepter pour avoir des tomates succulentes et saines...
Dès le début de juin, la paille servira alors à maintenir la fraicheur, pour garantir un maximum d'efficacité à l'arrosage. Encore un peu de patience pour gouter aux tomates cultivées dans les règles de l'art.Les_futurs_tomates.jpg

et voilà une charrue. En bio-dynamie, on respecte le sol avant tout. C'est de lui que tous les légumes tirent leur nutriments. Il faut donc qu'il soit en bonne santé et surtout que la vie l'habite. C'est le lieu de travail de millions d'organismes microscopiques. Il est donc essentiel de préserver celui ci pour que ceux là fassent leur job. La charrue en bio est étudiée pour ne pas boulverser l'équilibre fragile de cet environnement. Rien à voir avec le labour qui se pratique en conventionnel. La connaissance du sol est rare. C'est difficile à croire, et pourtant c'est vrai. Des sommes collossales sont consacrées à la recherche sur les pesticides, les ogm etc... mais rien ou presque concernant la science du sol. C'est néanmoins de cette science que dépend notre avenir si nous souhaitons que celui ci soit riche de la biodiversité dont la nature est mère.
La_charrue.jpg

mercredi, mai 5 2010

LES JARDINIERS VALERIE ET ALAIN

Voila quelques images de la ferme du LOCALBIOBAG votre ferme, votre jardin. Dans la relation qui s'établie entre le jardinier et le consommateur, la confiance et le respect se cultivent patiemment. On oublie presque les nouvelles valeurs du monde citadin pour découvir qu'à quelques kilomètres, loin du stress et de la compétition effrénée, murissent des légumes en bonne santé.
Alain_cultive_ses_tomates.jpg

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