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jeudi, février 2 2012

BIO INDUSTRIELS OU DEMETER

Je reprends du facebook de Michel.Tarrier, le petit commentaire qui suit sur le bio industriel facon grande surface. Voila, en effet les bio industriels contre lesquels nous nous battons, commercialement s'entends, du moins pour l'instant car In Fine, lorsque nos produits ne se vendront plus parce que nous refusons à pratiquer ce genre de conduite agricole, et qu'en conséquence, nos légumes sont plus chers, cette guerre prendra fin et nous serons morts.

Non, pas d'inquiétude, le Localbiobag (le chaînon entre la ferme et le consommateur, l'unique intermédiaire, circuit court ) est associé une ferme qui pratique la biodynamie, justement à cause de ce genre de dérive du bio.
En ce qui nous concerne, il est vain de vouloir reproduire le shema de production actuel en changeant juste les intrants, si c'est pour reproduire les mêmes résultats : des légumes hybrides dénaturés qui n'ont aucun gout, des pratiques industriels incompatible avec un environnement durable, des circuits longs polluants, le non respect du travail agricole etc..etc..car voila ce qui arrive.

bioespagne.jpg

"Des fruits & légumes Bio chez Carrefour España !

J’ai acheté deux laitues « bio ». Même emballage, même origine, mais étiquette différente. Quand même !

L’origine ? Ici, bio ou pas, tout vient d’Almeria : agriculture hors-sol, hors saison. Hors raison. Agrobusiness sous plastique destiné à l’export international mais dont nous, locaux, on profite obligés !

J’ouvre mes laitues : pas mal de terre et… une limace endormie. Sans doute gavée par les biocides !
Putain, mais « ils » ont mis de la terre, les feuilles sont dégueulasses, pour la première fois depuis longtemps « il faut laver la laitue » ! Je rêve, est-ce un retour au potager de mes grands-parents… ?
Certainement pas car cette terre est mortelle et farcie de molécules chimiques. C’est la terre d’Almeria, tuée, achevée, synthétisée, empoisonnée par 50 ans d’agrochimie furieuse et incontrôlée.

Voilà, c’était du bio, un autre marché pour consommateurs lucides et sur le qui-vive !!

Entre l’immonde producteur fournisseur et le détaillant, il existe ainsi un atelier où des ouvriers sont employés à une tâche « bio » particulière : saupoudrer les légumes d’un peu de terre et ajouter 1 limace, 1 escargot ou 1 lombric, biodiversité moribonde qui garantit l’aspect bio !

C’est à cause de cette manipulation supplémentaire que c’est un peu plus cher ! Normal, faut pas se plaindre puisqu’on en a pour son argent ! T’as voulu du bio, t’en as !

Une enculade géante:"

le reste ici

samedi, août 13 2011

C QUOI LA BIO-DYNAMIE ? TONTON

Ce texte est issu de ce livre
terroir-vigneron.jpg
Je le reproduis car ce qui s'est passé dans le vin, s'est passé dans toutes les sphères de l'agriculture et peut être même à l'échelle de toute l'activité humaine, médecine en tête.

Nicolas Joly fut un des premiers vignerons français à épingler la grave dérive de la viticulture française vers le tout chimique. Donc l'abandon des grands principes qui avait permis aux terroirs de France d'être les meilleurs au monde.
Il est un des premiers a reconvertir totalement sont vignobles en cultures bio-dynamique, la méthode qui va le plus loin dans le retour aux methodes biologique de culture, qui s'esquisse un peu partout dans le monde .
Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dont le vin le ciel la terre rapidement devenu une référence internationale.


18797-2011-05-cinema-quetigny-projection-du-film-la-clef-des-terroirs-sur-le-vin-en-biodynamie-1-.jpg Dans les années trente, en créant les A.O.C. on a montré que l'on avait compris que dans un milieu précis , sols et micro climat, un cépage particulier donnait un gout original, quasiment inimitable, d'ailleurs protéger ce goût pour le consommateur était un idée géniale.
70 ans plus tard, cette création est hélas en grande partie détruite du fait d'une agriculture sur laquelle à l'époque, personne n'avait pensé à légiférer.
Regardons d'abord pas à pas les étapes de cette destruction, sinon totale, du moins partielle.

En 2 à 3 jours ils pourront accomplir le travail de trois à 4 mois. Quand on sait la fatigue que peut représenter un travail de sol sur les coteaux, on comprend que la tentation est grande de l'essayer. On prends soin, bien sur de ne pas dire aux viticulteurs qu'une grande partie de la faune microbes, bactéries, champignons, insectes) si indispensable à la vie des sols sera progressivement détruite. Quand on sait qu'une racine ne peut se nourrir d'un sol que par ces agents vivants et qui chacun d'entre eux relient la plante au sol d'une manière chaque fois différente selon leurs espèces, quand on sait egalement que la chaleur, la luminosité, l'hydrométrie et la géologie , génèrent sous terre des agents vivants toujours différents, on comprend mieux ce qu'est l'effet de terroir.

hélas, on comprend mieux aussi comment ce désherbant va progressivement les détruire et entrainer une grande partie de la viticulture française dans une suite de drame qualitatif.

5 à 10 ans après l'introduction des désherbants, la croissance gratuite que donnait chaque terroir depuis des millénaires était ainsi anéanti et les vendeurs pouvaient désormais proposer une nouvelle source de croissance assez peu utilisée jusqu'à là : l'engrais chimique.

On allait plus nourrir les sols mais les vignes, comme d'une piqure intraveineuse!!

Que sont ils ces engrais chimiques?
Des sel!!
Quand vous absorbez du sel en trop grande quantité, vous avez soif, et pour compenser cette salinité et rétablir un équilibre, vous devez boire.
C'est ce que doit faire la vigne qui reçoit des sels et qui , en buvant en excès, fait un supplément de croissance!!
Les ménagères qui ont déjà vu leur gros choux acheté au poids fondre dans leurs casseroles, connaissent ce phénomène!! Une croissance ainsi obtenue est bien sur étrangère à celle supposée par les appellations.
De plus ces sels rendent les sols sourds aux rythmes de l'année : passé le solstice d'été, où les forces solaires culminent sur terre, la vigne ne doit plus trop pousser vers l'extérieur pour occuper l'espace, mais au contraire , à l'image du soleil déclinant dans le ciel, puisque les jours raccourcissent, commencer à se rétracter dans sa graine, dans son fruit.
En apportant en juillet et en aout des forces artificielles de croissance que les pluies n'ont pas consommé plus tôt , on crée un courant contraire à celui que la nature impose aux vignes et il en résulte naturellement une tendance à l'éclatement, donc à la pourriture; une pourriture qui a bien sur généré le nouveau et énorme marché des anti-pourritures car tout déséquilibre en amène un autre. En sus, les vignes affaiblis par tant d'incompréhension, sont plus faibles et plus sujettes aux maladies. De ce fait, les produits classiques de traitement, dit de contact, qui restaient l’extérieure de la plante, sur ces feuilles, sans interférer avec sa sève, ont été abandonnés pour manque d’efficacité. Où on les a remplacé par des systémiques. Grâce à ces nouvelles inventions, en 1à 2 heures ces redoutables molécules sont absorbées par la sève et vont dans le futur fruit où on peut les retrouver sous forme de résidu.

Tout le métabolisme de la vigne, affecté par ces produits, change sa relation au soleil, sa photosynthèse et sa capacité à faire des gouts, des arômes!! loin de guérir les vignes de leurs maladies, par des pratiques saines, on interdit simplement la manifestation des symptômes de la maladie et on génèrent secrètement l'apparition de nouvelles maladies virales bien plus dangereuses, mais... qui aboutiront à d'autres marchés.

De tout cela il résulte que la vendange a perdu son goût, et que la technologie est venue pour le reconstituer artificiellement. Les enzymes arrachent les couleurs que les pulpes donnaient. Les levures indigènes marquées par l'année sont remplacées par 300 levures aromatiques qui offrent une panoplie de goûts aussi réels qu'artificiels. Les clients innocents s'extasient devant le parfum flatteur de la framboise, de la violette, de la fraise, fabriqués en usines.
Les viticulteurs authentiques qui n'ont pas recours à ces artifices, sont en dégustation, hélas, souvent dépassés par ceux qui maquillent. Le potentiel de vieillissement est affecté, bien sur.
Enfin les vins étrangers qui ont la même technologie, et souvent des couts de productions infiniment plus bas, prennent la place des vins A.O.C : on ne parle que de goûts de cépage et plus de goûts de lieu. Les A.O.C. ont perdu leur lustre.
Heureusement de plus en plus de viticulteurs attachés à la vérité du site qu'ils habitent et qu'ils souhaitent faire passer dans leurs bouteilles, on pris conscience du piège dans lequel un faux savoir les avait enfermés et réagissent de plus en plus vite pour proposer une autre agriculture.
Il faut comprendre que les goûts, les couleurs, les arômes, c'est de la lumière, de la chaleur, que la vigne a transformé en matière par photosynthèse. Le devoir du viticulteur est de découvrir les manières dont la vie s'incarne au printemps dans la matière : passé l'équinoxe, les jours sont plus longs que les nuits, les lois solaires prennent le dessus sur les lois terrestres; la matière est dominée par cette energie subtile et obéit à d'autres lois. C'est cela qui permet l'ascension de chaque plante vers le soleil momentanément libérés des lois terrestres et de la gravité. C'est une multiplicité de formes végétales que l'on voit apparaitre au printemps dans les innombrables espèces de plantes qui nous entourent. Certaines plus liées à la lumière montrent de formidables capacités florales. D'autres plus liées à la chaleur se concentrent vers les forces de fructifications et vont générer plus tard les graines en abondance. D'autres encore, plus liées à l'eau se tournent vers une activité foliaires intenses. Chacun offre une originalité, qui peut être , si on sait la reconnaitre, bénéfique aux viticulteurs pour soigner les vignes par des tisanes appropriées. L'ortie qui fait circuler la sève en cas de sècheresse; la valériane pleine de phosphore qui réchauffe en cas de froid trop prononcé; les cynorhodons-la plus haute concentration en vitamines C- qui sert comme anti-oxydant contre les maladies cryptogamiques...etc etc.Ces exemples nombreux mènent à la compréhension des plantes médicales et aux savoirs des botanistes du moyen-age comme Hildegard de Bingen, culpepper etc...

tous ceci est gratuit, non polluant et à la portée de notre main.

Le viticulteur de demain doit, comme un chef d'orchestre, reconnaitre toutes ces qualités et en tirer le meilleur parti pour aider la vigne à donner le meilleur d'elle même, par les forces de la nature et non contre elle.
C'est en augmentant les forces de santé de la vigne qu'on peut l'affranchir de la maladie et non en l'inondant de produits qui, en détruisant les agents pathogènes, détruisent en même la vie et l'expression même des A.O.C.
C'est à cela que s'emploie la bio-dynamie, forme avancée de la biologie. Loin de laisser la nature agir, elle va chercher des interférences, des complémentarités entre les règnes minéraux et animaux pour renforcer la descente dans la terre des forces de la vie;
La beauté, l'élégance, la finesse ne se mesure pas en gramme, les sympathies et les antipathies non plus.
Nos machines n'ont pas accès à ces harmonies.
Les ondes qui nous permettent de communiquer avec quelqu'un à des milliers de kilomètres n'ont pas de poids, mais sont bel et bien existantes. c'est dans ce monde qualitatif, énergétique, bien réel et qui génère la vie que la biodynamie puise ces forces d'actions.
La vie n'est pas un automatisme, ni une mécanique. Elle est sensible et peut se révéler plus ou moins dans le contexte que créer le viticulteur. Quand les actes agricoles ont été justes, le travail de cave est réduit à sa plus simple expression. Tous ces principes vivants agissent par eux même en temps voulu et sans précipitation.
La technologie et les flatteries perdent alors leurs sens.
C'est de cette compréhension que la richesse en A.O.C peut renaitre. Il y a dans notre pays tellement de magnifiques coins à vigne, véritables instruments de musique qui attentent simplement le retour de leurs musiciens !

Le LOCALBIOBAG distribuant des légumes vivants produits en bio-dynamie, est tout à fait d'accord.

jeudi, août 4 2011

C'EST QUAND MÊME GRAVE...VOUS TROUVEZ PAS?

Un petit constat des plus pertinents a mon avis. qui nous vient de


Diafoirus02.GIF Après le déclin des célèbres écoles d’Italie, de France et d’Espagne dont le rayonnement fut intense au 12ème siècle, l’art médical avait périclité et les connaissances thérapeutiques n’avaient cessé de s’appauvrir. L’aube du 20ème siècle en était encore affectée.

L’avènement des antibiotiques, des molécules issues de la chimie, les techniques de pointe, les avancées de la science apportaient le renouveau. On évoquait les « progrès foudroyants » de la médecine. Les maladies seraient enfin maîtrisées et les épidémies tenues au loin. Qu’en est-il en ce début du 21ème siècle ? Le constat est beaucoup moins exaltant. Après d’innombrables succès, l’antibiothérapie a révélé sa face cachée, ses méfaits que les lacunes des données scientifiques sur la biologie des micro-organismes rendaient imprévisibles : sélection de germes résistants, maladies nosocomiales, tuberculoses mutirésistantes et hyperrésistantes. Ces problèmes sanitaires inattendus demeurent encore sans solution.

D’autre part, les molécules de synthèse ont provoqué effets indésirables et maladies iatrogènes graves et souvent mortelles. Quant aux épidémies essentiellement virales, elles ne rencontrent qu’impuissance. _ La survie, pour le Sida, s’accompagne d’un intense mal-être.
Mais à tous les défauts thérapeutiques observés vient s’ajouter un danger de détection récente.

On a soudain pris conscience d’une réalité qui avait jusqu’alors échappé à l’observation. Il s’agit de la pollution de l’environnement et spécialement de l’eau par les médicaments issus de la chimie.

La première étape commence avec les processus de synthèse. Les réactifs volatils et souvent cancérigènes sont rejetés dans l’atmosphère. Les résidus des opérations parviennent dans les cours d’eau. On doit encore évoquer un fait aggravant : le grand nombre d’essais infructueux avant qu’une molécule n’apparaisse douée d’un avenir thérapeutique. Une autre étape concerne la prescription des médicaments. Après la traversée de l’organisme humain, ils sont rejetés tels quels ou sous forme de leurs métabolites. Les eaux usées des hôpitaux en sont particulièrement chargées et vont se mêler aux eaux des rivières et des fleuves.
L’étape suivante s’avère des plus préoccupantes. Les eaux polluées s’infiltrent dans les sols et parviennent aux nappes phréatiques. On a constaté dernièrement qu’elles étaient corrompues par les produits médicamenteux. Ainsi les réserves naturelles dans les pays européens sont maintenant contaminées et constituent un danger pour les populations. Comment retrouver la pureté de ces eaux ? Le phénomène serait-il irréversible ou lentement réparable ?
La dernière étape concerne l’eau « potable » qui arrive dans nos maisons. Elle renferme, elle aussi, de nombreux résidus médicamenteux dont certains très nocifs. Les stations d’épuration se sont montrées jusqu’à présent incapables de les éliminer.
Un point déplorable apparaît dans toute son ampleur : l’eau, élément vital par excellence, respectée dans toutes les traditions, a subi une atteinte dans sa nature profonde. L’ère du « progrès » se solde par un désastre.
Mais la vision doit encore s’élargir au-delà des humains, à l’ensemble du monde vivant. Quel est l’impact de cette pollution de l’eau sur les animaux, les végétaux, les microfaunes, les microflores et les microorganismes bactériens ?

Une loi règne sur la planète, celle de l’interdépendance de toutes les formes de vie, elles-mêmes dépendantes de tous les facteurs externes.

imagesdiafoirus.jpg

À titre d’exemples concrets, que deviendraient les légumes de nos potagers, les céréales, les fruits des arbres de nos vergers, si leurs racines devaient puiser dans le sol une eau devenue cocktail médicamenteux de plus en plus concentré ? L’homme sain, la femme, l’enfant en bonne santé seraient contraints d’absorber inconsidérément des produits d’action délétère. Que reste-t-il, de nos jours, des « bonnes nourritures » prônées dans le passé ?
Après l’exposé de cet ensemble de faits , une question vient à l’esprit. Peut-on continuer de poursuivre et d’accentuer au fil du temps cette pollution de l’eau due aux médicaments chimiques ? La réponse ne peut être que négative. Une évidence s’impose. Leur synthèse devra être abandonnée, à plus ou moins court ou moyen terme. Mais alors, dans ces conditions, que deviendrait la médecine occidentale privée de ses moyens d’action habituels ?
La sagesse ne serait-elle pas de se préparer dès maintenant à une telle éventualité, en explorant les savoirs ancestraux des pays d’Europe ? Ils apporteraient non pas un retour purement passéiste mais des éléments de base qui permettraient l’élaboration d’une thérapeutique nouvelle et non polluante pour la médecine de demain.

C'est quand même navrant que les déchets des hôpitaux soit ainsi balancés dans la nature, en toute ignorance des problemes que cela peut causer à l'environnement. Ça me parait à moi ABERRANT. A tel point que c'est à se demander si c'est pas fait exprès...
ET le pire!!! c'est que ça ne choque personne. En tout cas pas ceux qui sont en charge de la res-publica...

dimanche, mai 15 2011

L'ECHELLE DU TEMPS

Je recopie un passage du livre de Francis Hallé "éloge de la plante" mon livre de chevet actuellement
elogedelaplante.jpg

Multiplions la vitesse par cent ; une minute de notre temps correspond alors à un peu moins de deux heures. Les animaux sont maintenant trop rapides pour être perçus avec netteté, alors que les mouvement des plantes qui sont en réalité des croissances, deviennent évident. C'est à vu d'œil que les tiges poussent vers le ciel, que les jeunes feuilles s'ouvrent, que les lianes s'enroulent ou que les racines du figuier étrangleur s'allongent en direction du sol, mais tout cela reste encore assez paisible. Multiplions encore par cent la vitesse de l'écoulement du temps. Une minute d'observation correspond à un peu plus de huit jours. La transformation est spectaculaire; Les animaux ont pratiquement disparu ou ne sont plus perceptibles que sous la formes de brefs scintillements. ce qui bouge, maintenant ce sont les plantes, dans leur croissance végétatives. On perçoit aisément la vigueur avec laquelle elles s'élancent vers la lumière de la canopée et aussi la compétition qui les opposent les unes aux autres. On voit nettement les racines du figuier étrangleur se souder en réseau et se refermer lentement sur l'arbre support. Tandis que la croissance devient ainsi une vaste source de mouvement majestueux, les fleurs et les fruits évoluent trop vite pour être perçue autrement que sous la forme d'éclair de couleur. La sexualité des plantes partage l'échelle de temps des animaux..../...

Penser que les plantes sont immobiles procède d'un anthropocentrisme qui nous empêche de voir au delà de notre échelle de temps habituelle. C'est aussi bêtes que l'histoire des pucerons : " de mémoire de pucerons, disent les pucerons, on a jamais vu mourir un jardinier; tout le monde sait cela, un jardinier est immortel."
aurore-polaire.jpg

Ce que je retire personnellement du rapport à la végétation, au potager, c'est une capacité à découper le monde en echelle de temps distinct. Il faut être capable de s'adapter au tempo du sujet auquel on s'associe et de procéder à un réglage, à une mise en phase, pour que des vérités, des réponses apparaissent, comme par enchantement.

mardi, mars 1 2011

DES LEGUMES DANS LE LOCALBIOBAG

Un texte que je recopie du livre de Jean Marie Pelt : des légumes que vous trouverez là.

Jean marie Pelt est pharmacien agrégé, spécialiste de botanique et d'écologie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages. JMP.jpg voici un extrait de l'un d'eux!

"Un vif débat oppose depuis des années les tenants de l'agriculture chimique au groupe minoritaire des agribiologistes. Les seconds reprochent aux premiers les excès d'épandage chimique rendus nécessaires pour des productions de masse, qu'il s'agisse d'herbicides, de fongicides, de pesticides ou tout simplement d'engrais azotés, phosphatés ou potassiques.Les premiers font valoir l'incontestable qualité de leurs produits, incomparablement plus appétissants que les fruits et les légumes du marché bio. Qu'en est il au juste de cette polémique? Les points de vue sont ils conciliables? Qui a tort ? Qui a raison ?

En vérité, le consommateur règne sur le marché et le marché déteint sur lui. Les exigences du bel aspect, d'un état sanitaire apparemment parfait, de la belle taille, de la belle couleur et de la grande abondance des légumes impliquent de sévères contraintes au niveau de la production : irrigation, utilisation des engrais chimiques, des produits phytosanitaires et, pour certaine production de contre saison, procédés de culture sous serres et hors sol.

RENDEMENT OU QUALITÉ

L'utilisation massive d'engrais pose un problème qui n'a jamais vraiment pu être résolu, celui du rapport rendement qualité. Il n'y a pas en effet, de commune mesure entre les doses d'apports chimiques assurant la meilleure qualité et celles qui assurent le plus fort rendement, lesquelles sont nettement supérieures; en d'autres termes, le rendement est proportionnel à la quantité des apports: plus il y a de chimie, meilleur il est. Or, au fur et à mesure que le rendement augmente, les légumes sont carencés en oligo-éléments par l'excès d'engrais et les modifications du sol que ceux ci génèrent. Un excès d'engrais azoté bloque le cuivre et le bore dans le sol, et ces deux oligo-éléments ne sont plus absorbés par les poils racinaires; or, le bore facilite l'assimilation du calcium : lorsqu'il fait défaut, elle devient insuffisante. De son coté, l'excès d'engrais potassiques entraine des carences en magnésium, en manganèse et en cuivre, ainsi qu'en vitamines A, B, et C. Quand à l'excès de phosphore, il entraine d'autres carences notamment en cuivre. Pour la majorité des productions maraichères, de trop fortes doses d'engrais azotés diminuent les facultés de conservation après récolte ainsi que les facultés de résistance aux parasites. De sorte que de trop fortes quantités d'engrais entrainent de forts épandages de pesticides.

Les carences induites se traduisent chez l'individu par de multiples dysfonctionnements : céphalés, névralgies, fragilités capillaires, sensibilités aux rayonnements solaires pour les carences en vitamines; perte de vitalité, difficulté de cicatrisation pour les carences en sélénium et en manganèse; ralentissement de la calcification et difficulté dans les phénomènes de détoxication pour les carences en silice; relâchement du myocarde pour les carences en sodium; maladies des ongles et des cheveux pour les carences en soufre; fragilité osseuse et spasmophilie pour les carences en calcium; diminution des défenses naturelles, de la résistance aux agressions et au stress pour les carences en cuivre et en magnésium.

A cette pauvreté en éléments indispensables s'ajoute une exceptionnelle richesse en azote, en potassium et en phosphore, et plus encore en résidus de pesticides, fongicides, herbicides. Dans l'organisme, les nitrates sont réduit en nitrites; celles-ci peuvent altérer le fonctionnement de la thyroïde qui règle la conversion du carotène en vitamine A, laquelle dès lors s'effectue mal. Il en résulte une diminution de la résistance à la cancérisation, puisque la vitamine A est anticancérigène, et réciproquement, une augmentation de l'aptitude à la cancérisation, puisque le carotène est un facteur cancérogène. En outre, la résistance au stress, qui consomme beaucoup de vitamine A, est diminuée, puisque le procéssus biologique de biosynthèse de la vitamine A se trouve altéré.

Dans la bouche, au contact de la salive, et dans l'estomac, les nitrates sont transformés en nitrosamines, laquelle transforme l'hémoglobine en méthémoglobine. Les propriétés cancérogènes des nitrosamines et de leurs dérivés méthylés sont par ailleurs bien connues. On a pu montrer, en effet, qu'elles avaient des effets inducteurs de mutation chromosomique chez les animaux.

Quand aux pesticides, ils sont uniformément répandus au point qu'on en trouve même sur des produits de l'agriculture biologique qui n'ont pas été soumis à traitement : preuve que ces substances se dissipent dans l'air et se dispersent bien au delà de leurs lieux d'épandage.
Ces corps se fixent dans les graisses ou ils sont stockés; mais des accidents peuvent survenir lorsque l'organisme mobilise beaucoup de graisses. Il n'est alors pas rare que l'aldrine et la dieldrine provoquent des vomissements, des vertiges, voire des maux de têtes qui s'arrêtent lorsque la fixation dans les graisses est assurée. Ces produits sont toujours présents- à faible teneur, certes-dans les légumes; ils peuvent former une combinaison stable avec des oligo-éléments, le lithium par exemple, et le priver ainsi de toute activité biologique sur le système nerveux, sont champ d'action.
Lorsqu'ils sont absorbés avec la nourriture, les fongicides base de thiocarbamate sont transformé par l'organisme en dérivés de nature cancérigène.

Tous ces produits ne sont certes présents qu'à l'état de traces dans les aliments mais l'on peut se demander si leurs effets ne doivent pas être considérés comme non négligeables. L'homéopathie nous a instruit des effets d' éléments à l'état de traces sur les organismes."

la suite plus tard

lundi, février 7 2011

HERITIER CRITIQUE

un petit texte que je reprends d'ici

"C'est l'œuvre de ma vie que de cerner et démolir le mensonge qui est à l'origine de cette mythologie dans notre culture.

Il faut le chercher dans la façon dont nous racontons l'histoire des hommes elle-même. Vous pouvez le voir se perpétuer manuel après manuel, et si vous gardez vos yeux ouverts, vous le verrez répéter chaque semaine quelque part - dans un journal ou un article de magazine, dans un documentaire télévisé. Voici, directement à l'essentiel, l'histoire humaine comme elle est racontée dans notre culture, jour après jour.

"Les hommes sont apparus dans la communauté des vivants il y a trois millions d'années. Quand ils apparurent, ils étaient fourrageurs, tout comme leurs ancêtres primates. Au cours des millénaires, ces fourrageurs ont ajouté la chasse à leur répertoire et sont devenus des chasseurs-cueilleurs. Les humains vivaient comme chasseurs-cueilleurs jusqu'à il y a environ dix mille ans, quand ils abandonnèrent cette vie pour la vie agricole, s'installant dans des villages et commençant à construire la civilisation qui encercle le monde aujourd'hui."

C'est l'histoire que nos enfants apprennent, et il y a juste un petit problème, c'est que cela ne s'est pas du tout passé comme cela.


traitement-des-dechets-beneficiez-des-conseils-d-un-expert-id49.jpg


Il y a dix mille ans, ce n'est pas l'HUMANITÉ qui a troqué sa vie de fourrageurs pour la vie agricole et a commencé à construire la civilisation, ce fut une seule culture.
Une culture parmi dix mille cultures l'a fait, et les autres neuf mille neuf cent quatre vingt dix-neuf ont exactement continué comme avant. Au cours des millénaires qui suivirent, cette unique culture, né au Moyen-Orient, a envahi les cultures voisines dans toutes les directions, arrivant finalement dans le Nouveau Monde il y a environ cinq cent ans. Date à laquelle elle commença à envahir tout aussi bien les cultures indigènes de CETTE partie du monde. C'est un truisme de dire que c'est le vainqueur qui écrit l'histoire, et l'histoire que nos enfants apprennent est l'histoire que NOUS, nous racontons. Et le mensonge de cette histoire est que c'est l'HUMANITÉ ELLE-MÊME qui a fait ce que NOUS, nous avons fait.

Bien, même si c'est le cas, en quoi est-ce important ?

 C'est important parce que tout ce que disait l'ingénieur en élimination de déchets était faux en qui concerne l'humanité, mais tout à fait exact en ce qui concerne cette culture conquérante.
Les HUMAINS ne génèrent pas de déchets toxiques - mais notre culture, certainement.
Les HUMAINS ne sont pas toxiques vis à vis de la terre - mais notre culture certainement.

Il est d'une importance vitale pour nos enfants de savoir que la malédiction dont la terre doit être guérie n'est pas l'humanité. Il est important pour eux de savoir que nous pouvons avoir une culture condamnée, mais nous ne sommes pas une espèce condamnée. Il est important pour eux de comprendre que ce n'est pas l'être HUMAIN qui est en train de détruire le monde.
C'est de vivre de CETTE MANIERE qui est en train de détruire le monde.
Il est important pour eux de savoir que les humains ONT vécu d'autres façons, parce que c'est important pour eux de savoir qu'il est POSSIBLE pour l'homme de vivre d'autres façons.

dimanche, février 6 2011

MARAICHAGE EXTENSIF ET BIODYNAMIE

extrait de

"En 1924, Rudolf Steiner, fondateur de l’anthroposophie, posa les fondements de l’agriculture bio-dynamique, sous la forme de huit conférences prononcées au Domaine Koberwitz, près de Breslau en Silésie.

Rudolf Steiner a donné ce cours d’agriculture sur la demande de plusieurs agriculteurs inquiets d’observer la croissance de la dégénérescence des semences et de la baisse de la qualité des aliments produits : « Que faut-il faire pour stopper la baisse de la qualité des semences et de l’alimentation ? » En réponse à une question sur les maladies végétales, Rudolf Steiner expliqua qu’en réalité ce n’était pas en premier lieu la plante qui était malade mais l’environnement et particulièrement le sol, qui pouvait tomber malade. Il fallait donc chercher les causes des prétendues maladies des plantes dans l’état du sol et de l’environnement.

Ce « Cours aux agriculteurs », comme on le nomme habituellement, a été imprimé dés 1925, tout d’abord pour un cercle interne puis pour tous.

Citations de Rudolf Steiner :

« L’agriculture bio-dynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés « thérapeutiques ». »

« Seul peut émettre un jugement sur l’agriculture celui qui tire ce jugement du champ, de la forêt, des animaux qu’il élève ».

« L’idéal de l’agriculture bio-dynamique est l’organisme agricole avec la plus grande autonomie de production adaptée aux conditions locales et aux possibilités de travail locales. »
DEMETER.gif

mardi, janvier 18 2011

NOTRE POISON QUOTIDIEN

un film à charge contre l'industrie chimique. Je recopie là un extrait d'un article que vous trouverez
chimique_ombre.JPG
"Elle n’hésite pas à utiliser le mot «poison» pour désigner les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques qui traînent dans nos assiettes. Le nouveau reportage de Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice en 2008 du documentaire Le monde selon Monsanto, sera diffusé sur Arte le 15 mars. Pour Notre poison quotidien, elle a enquêté sur les substances chimiques présentes dans l’alimentation. Sont-elles responsables des maladies qui frappent les pays développés (cancers, diabète, obésité, maladies neuro-dégénératives,…)? La réglementation protège-t-elle efficacement les consommateurs?"

Pour ma part, le localbiobag est a mon sens le seul phénomène (au sens premier) capable de lutter contre l'invasion de la malbouffe, conséquence d'une généralisation des procéssus et méthodes d'industriels qui ont perdu le sens du devoir moral, qui ne sont plus maitre d'eux même, tout en prétendant être maitre du monde, qui ont perdu les vertus de l'autocritique, obéissant aveuglément aux mécanismes qu'ils ont inventé et qui désormais les asservissent complètement. Leur seul objectif étant l'amélioration perpétuelle et sans fin des rendements financiers. Le cancer, en somme. Un systeme de valeur issue de la robotisation, qui s'est généralisé, mondialisé, qui s'impose à tous ou presque comme une évidence, au delà de laquelle il ne "semble" plus y avoir de rêves. Le nouveau monde n'existe pas dans la mondialisation, c'est le retour à la terre plate, la barbarie des égoïsmes et des privilèges, c'est la névrose du systeme.

mardi, décembre 28 2010

CRISTALLISATION SENSIBLE

Pas vraiment le temps de rédiger un article. Pfff.
Pour faire court

LBB distribue des aliments de meilleurs qualités nutritionnels cultivés dans le respect maximum de la nature, dans le but de se nourrir efficacement, simplement, alors que les doutes s'amoncellent sur la qualité des aliments en général, ceux que l'on retrouvent partout et dont la pub vante la facilité d'utilisation, le prix, la nouveauté, la modernité etc...
Ce à quoi, je ne crois pas!

En cherchant à rédiger un article sur les modes de cuisson, j'ai découvert l'existence de la cristallisation sensible. Une méthode pour évaluer la qualité des aliments et notamment des fruits et légumes, en fonction des modes de cultures, de cuissons, de conservations.
cristallisation1.jpg : Avocat bio.
cristallisation2.jpg : Avocat irradié (ionisé).

La cristallisation fait apparaitre des taches et dépôts qui annoncent la décomposition.

On comprend en observant ces photos que la structure du second est très altérée. Certains disent que cette altération rend l'aliment moins bien assimilable par le corps et qu'en conséquence il perd de son pouvoir nutritionnel.

Cette approche ayant été inventée par un élève de Steiner qui a lui même inventé la biodynamie, cela ne pouvait que m'intéresser. Les légumes du LBB ne sont pas encore labellisés Demeter mais les methodes de nos jardiniers vont dans le même sens : celui d'une approche globale et respectueuse du monde du vivant.
à suivre et en attendant : Approche de la méthode de la cristallisation sensible.
Première lecture

dimanche, décembre 5 2010

LOCALBIOBAG SEUL REMPART AU BIO BIDON

biocoherence.jpg Le bio est à la mode, donc un certain nombre d'acheteurs compulsifs ont obéis aux ordres du quand dira t on et achètent du bio, très bien! c'est utile. Slogan, marque, réflexe de consommateur bien élevé, d'accord, mais il ne faudrait pas oublié pour autant que l'acte d'achat estampillé bio ne résout pas le problème, au contraire il l'aggrave...si il ne s'accompagne pas d'une prise de conscience bien plus importante.



L'acte d'achat responsable doit traduire une reforme durable du mode de consommation. A reproduire les règles de la grande distribution, de la consommation de masse, de la consommation aveugle sourde muette, stupide, et à se laisser gaver au sens figuré par les dogmes bien huilés et d'une efficacité redoutable de la "société de consommation",et au sens propre par ses produits toxiques, il va s'en dire que le bio ne signifie rien de mieux, rien de moins. Pour preuve :
A vouloir à tout prix du bio, sans commencer par se demander pourquoi, en France, pays agricoles s'il en est, on n'est pas capable de produire du bio qui respecterait nos exigences, on importe, aux seul profits des pollueurs de tout poils. On oublie de faire l'essentiel. PESER sur les actes des politiques pour cultiver en local, du bio vraiment bio.

Le bio c'est donc autre chose que de consommer des produits à la mode! Cela implique de réfléchir un peu à ce que l'on met dans sa bouche et surtout dans la bouche de nos enfants. C'est un peu pour eux d'ailleurs que la plupart des vrais consom'acteurs se mobilisent au quotidien. Un mouvement d'ailleurs porte bien son nom : pour le respect des générations futurs. Ça n'a l'air de rien et ca en "gonfle" beaucoup de devoir se préoccuper des générations futurs, alors même qu'elles sont incapable de s'occuper des générations actuelles.

vendredi, novembre 12 2010

STRESS HYDRIQUE

Il y a 10 ans, le sommet de Rio mettait en avant la pénurie d’eau qui guettait, à l’horizon 2025, 50 pays dans lesquels vivent 40 % de la population mondiale. Selon les prévisions, il y aurait, en 2025, davantage de pays en situation de stress hydrique (1000 m³/hab/an).

Le problème de la rareté de la ressource se résume en grande partie à une mauvaise répartition géographique et temporelle, accentuée par les différences climatiques. Les régions les plus touchées par la rareté sont en premier lieu les pays arides mais d’autres régions subissent actuellement un déficit chronique en eau comme l’Ouest des États-Unis ou certaines régions d’Amérique Latine.

Ce que notre champion du monde du traitement de l'eau ne dit pas c'est que l'eau est utilisée, gaspillée par des industriels insouciants, cyniques, égoïstes qui ne conçoivent pas leur développement de manière eco-responsable.

avionpesticides.jpg suez-env ne veut pas nuire à son marché florissant à haute valeur ajoutée. Il ne veut pas se priver du pouvoir que représente pour lui ce mauvais traitement de l'eau, ces installations de déssalinisation, de dé-carbonatation etc..etc... Le développement économique façon PIB est assez claire à comprendre.

Plus on pollue, plus on est riche!

Le courage en politique étant une denrée encore plus rare que l'eau au sahel, il n'y a donc personne pour imposer à des industriels, qu'il soit coca cola, bayer (qui produisent des pesticides a pulvérisé avec de l'eau, produit chimique salée qui assèchent en plus les sols), agriculteurs qui croient bêtement ce que ces fabricants de "cides" leur raconte...etc, etc, etc. Nous savons cela depuis longtemps!

On préfère se cacher derrière le nécessaire développement économique, qui au final ne profite réellement qu'à un petit nombre de personne et pendant ce temps là, nos champions du monde du traitement de l'eau, traite l'eau, inventent des procédés extrêmement couteux qu'ils vont vendre sous forme de dette, merci la banque mondiale, à des pays complètement dépendant, qui n'ont plus les moyens de refuser et se voit infligé des règles de développement économiques STRESSANTES pour les plantes et pour les hommes.

merci!

vendredi, octobre 29 2010

LA CHINE NATURELLE


PWU7GCCA9FMKYFCAG92A3JCA4WF32BCAU1GECPCAG5X6JLCA9F8UYNCA6H105YCAO0O4MSCAYP4WI4CASPIRTHCA1ZM9WKCA25GFAGCAFKAJGHCAAOA9K0CA41MW5LCAW0Y8I6CASL85PQCAGYPLUSCA78TI6TCAA47A0UCAX06LATCABYVZ6X.jpg Les chinois sont des champions de l'agriculture. Ils comprennent aujourd'hui la nécessité de produire en bio et s'organisent pour. À l'inverse de notre propre système qui se montre incapable de répondre à la demande alors que c'est principalement en France que de nombreux pionniers se sont évertués à creuser de vastes sillons d'avenir. À part ça, disions-nous ?

Et bien l'on se félicitera que la Chine, pays que l'on ne cesse de fustiger pour son insupportable croissance, montre massivement la voie dans le domaine du bio. Même si c'est avant tout pour des raisons commerciales. Même s'il s'agit en premier lieu de nourrir les marchés étrangers. On se contenterait volontiers de ne faire qu'aussi bien.

ca vient de
et la suite de

Malgré son image négative de pays archipollué, peu soucieux d'écologie et secoué régulièrement par des scandales alimentaires, la Chine est le 2e pays au monde de produits certifiés bio
.../...
C9Y5AUCA7BJA7PCAFYWCKYCAVLZBTLCA0RSY1JCAKSSYH9CAHH5Q75CA9P414QCAFZD816CANPMM5ACAJVRU8VCAUOQRMRCA77HDNSCAL80298CAPXM3H3CAUXN06GCAN1WPMJCATN1A6SCAIYIU13CAKS5RF9CARVQ0SBCAOKLZDFCAG8C3W8.jpg

Une tendance encore accélérée par les fréquents scandales alimentaires. Un sondage IPSOS de janvier 2008, cité par l'association Greenpeace Chine, rapportait ainsi que 93% des consommateurs pékinois de bio choisissaient ces produits "pour des raisons de sécurité et de santé".

Un petit tour d'horizon des différentes initiatives dans le monde, car on a un peu l'impression sous la pression de certains que les gens de bonnes volontés à l'attitude responsable vis à vis de l'environnement sont isolés du reste du monde et notamment de ce pays. Il n'en est rien, même si, là bas comme ailleurs les pollueurs pullulent. Ce qui compte avant tout c'est la prise de conscience et ce qui en decoule.

jeudi, octobre 28 2010

DEMETER ET L'ORDRE MONDIAL

Dans la mythologie grecque, Déméter (en grec ancien Δημήτηρ / Dêmếtêr qui dérive de Γῆ Μήτηρ / Gễ Mếtêr, « la Terre-Mère » ou de Δημομήτηρ / Dêmomếtêr, « la Mère de la Terre », de δῆμος / dễmos, « la terre, le pays ») est la déesse de l'agriculture et des moissons.

« L’agriculture bio-dynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés « thérapeutiques ».
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Un label viens garantir le respect du cahier des charges de cette forme d'agriculture qui produit des aliments naturel et très gouteux.

La bio-dynamie, comme l'agriculture biologique, a pour but d'obtenir des plantes saines avec un rendement optimum, tout en évitant d'épuiser les sols par une exploitation trop intensive. En bio-dynamie, aussi bien qu'en agriculture biologique, les sols sont fertilisés au moyen d'une fumure organique, le compost. L'emploi d'engrais solubles, naturels ou non, et celui de pesticides de synthèse sont évidemment proscrits. La base de ces agricultures est l'emploi du compost, réalisé, pour l'essentiel, à partir de fumier, de déchets végétaux et de terre, en fait de toute substance naturelle végétale ou animale susceptible d'être décomposée par les micro-organismes et les êtres vivant dans le compost.
L'agriculture bio-dynamique, comme l'agriculture biologique, utilise éventuellement la technique des plantes compagnes (Cultures associées), c'est-à-dire de plantes qui se renforcent mutuellement par leur proximité. De même dans la lutte contre les parasites, elle utilise aussi des infusions, décoctions, purins, ou des préparations de diverses plantes comme l'absinthe, la tanaisie, la phacélie à feuilles de tanaisie, le raifort, la ciboulette, la poudre de racine de fougère, le pyrèthre, le bois de quassia et aussi des substances minérales comme la Chaux en poudre ou la poudre d'algues calcifiées. Certains engrais complémentaires sont accessoirement utilisés, comme la poudre de basalte, la poudre de plume ou de soies de porc, la poudre de minerai de cuivre et autres roches qui servent surtout à régénérer les sols très épuisés par la culture chimique intensive.

L'agriculture biodynamique met l'accent sur la pollinisation ouverte des semences (ce qui permet aux agriculteurs de cultiver leurs propres semences), le développement de variétés adaptées localement et l'utilisation de variétés anciennes. Les stocks de semences ne sont pas contrôlés par de grandes compagnies semencières multinationales11.
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mardi, octobre 26 2010

LA PHYSIOLOGIE DU GOUT

En ce jour de Brumaire 2010, il est opportun de se souvenir de cette maxime

"dis moi ce que tu manges
et je te dirais qui tu es".


400px-Jean_Anthelme_Brillat-Savarin.jpg

A l'heure où certains bonapartistes nous agite sous le nez le drapeau xénophobe d'une identité nationale mal vécue, il me semble nécessaire de la rappeler.
Mettre à mal les bastions de notre identité, faite de résistance, d'insolence, de naturel rebelle par nature ne fera que mettre une huile récupérée des bayoux du nouveau Mexique sur un feu que l'on voudrait circonscrire.
A force de bafouer ce qui fait notre identité, nous en sommes venu à ne plus savoir qui nous étions, et nous finirons, complexés et névrotiques, en détestant l'Autre, à ne voir que des envahisseurs, comme le jardinier ignorant, qui ne connait rien à la nature, chasse les "mauvaises herbes" de son jardin à coup de round up.

A la journée du gout promulgué par Nestlé et consort, chantres des molécules additives et addictives quand il s'agit de petit filouter les papilles de nos enfants, mais qui sont également chantres de l'agriculture biologique quand il s'agit de protéger des champs captant de vittel etc : leurs précieuses armes de guerre, opposons la physiologie du gout.

L'opposition existe t elle ? Protéger la vittel oui, mais protéger l'eau du robinet non! Peut on aujourd'hui ne pas consommer d'additifs alimentaires ? non! voilà! c'est simple comme réponse... à moins de vivre dans une yourt, dans un bois, on ne peut pas et ceux qui oseraient s'opposer, ou même se douter du péril sont comparés par la grande propagande à des empêcheurs de tourner en rond. Rien de moins. Voilà où nous en sommes, le gaulois n'as pas résisté.

Le glutamate de sodium a commencé à infester les assiettes de la gastronomie française après avoir envahi celle de la cuisine française en général. Quand les aliments n'ont plus de gout, les cuisiniers n'ont plus d'imagination. A la maison c'est pareil!!

La désorientation du consommateur est une règle de base. Les abeilles et les baleines ont déjà compris quels sorts leur sont réservés. Les moutons, eux, n'auront pas le temps de comprendre, Alzheimer nous l'a décrit et son pote Liebig lui a fournit les éprouvettes et les bons produits qui vont avec.


En oubliant de quelle terre nous étions fait, nous abandonnons une part de nous même. Une part de marché cela va de soi!

mardi, septembre 28 2010

PYROXENE ET AMPHIBOLE

Trop mignons ces deux là...j'avoue que je dépasse de loin mes capacités intellectuelles en décidant de m'attaquer à ce livre
science_du_sol.gif, mais il le faut pour connaitre un peu mieux ce qui est la base de tout : le sol. tout venant de là et y retournant, l'humain n'échappant pas à la règle. Sauf évidement les cosmonautes que bill gates et ces potes vont envoyer sur mars sans billet de retour.

Le matériau d'origine : minéraux et roches
1.4.1 MINERAUX
Les minéraux silicatés, ou minéraux primaires, caractérisent les roches éruptives et sont plus ou moins altérables.
Le quartz (silice cristallisée), considéré souvent comme inaltérable ( en fait dissolution possible de 15 à 20%) est de beaucoup l'élément le plus important dans la plupart des roches et des sols;
Les silicates sont composés d'assemblage de tétraèdres (silice) et d'octaèdres (alumine); cet assemblage donne lieu à des structures de différent types :
Types 1 et 2 (péridot, pyroxène et amphibole) : dits minéraux ferromagnésiens, s'altèrent facilement en libérant beaucoup de fer, de magnésium, souvent de calcium.
Types 3 (phyllosilicate, micas) : Ils s'altèrent par transformation, par perte de potassium, éventuellement de fer, en donnant des vermiculites.
Types 4 (tectosilicate, feldspath) : Ils offrent une résistance variable à l'altération, suivant la teneur en silice.
Je passe un peu, pour en venir au fait
A coté des minéraux principaux, figurent souvent dans les roches ignées, des minéraux accessoires, dont certains jouent un rôle important dans la fertilité (apatite : réserve de phosphore, pyrite : réserve de soufre et d'autres, nous auront l'occasion d'en reparler, qui fournissent le sols en oligo-éléments indispensables à la vie des plantes.
J'ajouterai et de nous, qui ne sommes en fin de compte qu'une forme de plante.

mardi, août 17 2010

POLITIQUE ET MALBOUFFE

Depuis le début de mes distributions de panier dans le centre vert de Paris, j'ai eu l'occasion de parler avec beaucoup d'étrangers, ils sont stupéfaits d'apprendre que la France, pays de la gastronomie et des choses fines, est incapable de subvenir à ces besoins en produits bios, naturels, sains et gouteux etc...comme ceux que je leur propose.
Les mensonges orchestrés par une poignée de profiteurs de cette situation sont intolérables! Quand je pense que certains d'entre eux font pression sur les pouvoir public par la menace d'un vote FN pour obtenir encore plus de part de marché, je me demande de quelle France il rêve.
Une France de la malbouffe certainement, inféodés aux ordres de l'omc et prisonnière des importations de pays ou l'on pratique l'esclavage.

vendredi, juillet 23 2010

BASE

Tous les agriculteurs ne cherchent pas à nourrir les milliards d'être humains sur la planète ni à s'inscrire dans la course à la speculation pour figurer en bonne place sur les marchés mondiaux. Tous ne veulent pas être des nababs propriétaires de parcelles immenses aux volants d'énormes machines de guerre ni produirent toujours plus pour gagner de plus en plus. NON. Il y a des agriculteurs qui ont un souci de préservation de l'environnement. Ils sont fiers de cultiver la terre sans la détruire et réussissent néanmoins à nourrir leur population. Loin d'être rétrogrades, ils utilisent les dernières avancées de la recherche en matière d'agronomie avec un souci majeur: celui d'aller au delà de dogmes qui ont montré leurs limites et l'impasse vers laquelle ils conduisent le monde. Alors que d'autres vont cultiver des terres encore vierges en Ukraine, ceux là s'organisent et préparent l'avenir de leur terroir.

LE RESEAU BASE

Cette association regroupe des professionnels passionnés par l’agriculture de conservation, soucieux de réfléchir à leurs pratiques et curieux de comprendre le fonctionnement de l’écosystème du sol agricole.

Vous trouverez sur ce site des informations qui, nous l’espérons, vous donneront envie de nous rejoindre et d’étoffer ainsi le groupe "d’irréductibles" dont un des grands plaisirs est de se retrouver pour échanger et mettre en commun leurs expériences ! Et, au passage, si vous commenciez par visionner la vidéo concoctée par notre ami Stéphane Aissaoui ?

Bonne visite et... à bientôt ! En construisant des rotations longues, variées et adaptées au non retournement du sol où se succèdent, de manière cohérente, cultures et couverts végétaux, on vise un double objectif :

couvrir et protéger la terre contre les intempéries grâce aux différentes plantes de la rotation de manière aussi continue que possible, entretenir et développer la structure du sol par les racines des cultures et des intercultures.

Cette première orientation permet :

de sécuriser et parfois d’améliorer les rendements,

de réduire les coûts de désherbage,

de conserver et d’enrichir la fertilité du sol,

d’alimenter l’activité biologique du sol, sans rupture aucune,

de limiter les risques environnementaux (nitrates particulièrement mais également transferts de toutes sortes, érosion, ruissellement …)

mardi, juillet 6 2010

LEVOGYRE OU DEXTROGYRE

Une vitamine, un minéral, des acides aminés ne poussent pas tout seuls, de façon isolée dans la nature. Soit ils sont extraits d'une plante, d'un sous-produit animal, d'un micro-organisme ou de la terre (règne végétal, animal ou minéral), soit ils sont produits artificiellement. Dans ce dernier cas, ces nutriments sont dénués de la dynamique du vivant. En général, les scientifiques réagissent à cela en répondant : "mais voyons, vitamines naturelles et vitamines de synthèse, il n'y a pas de différence, ce sont les mêmes molécules". Et ce qui est irritant, c'est qu'à cela, par ignorance, on oublie trop souvent de répondre : Molécules naturelles ou de synthèse, si elles ont presque la même forme, elles s'orientent en revanche en sens inverse par rapport à la lumière: soit elles sont lévogyres ou soit elles sont dextrogyres. La vitamine C naturelle extraite de fruits (dans la cerise acérola par exemple) est lévogyre. Cela signifie qu'elle dévie la lumière polarisée qui est projetée sur elle vers la gauche et s'oriente différemment dans l'organisme lors de son processus d'assimilation. La vitamine C sous forme d'acide ascorbique de synthèse fait en revanche tourner cette lumière polarisée vers la droite. Elle est dextrogyre. Dans le corps humain et devant les récepteurs cellulaires, elle se comporte de façon inverse à l'authentique vitamine C naturelle lévogyre. Ainsi leur qualité et capacité d'utilisation par les cellules ne sont pas les mêmes. Les études montrent que les vitamines de synthèse ne sont pas assimilables de la même façon que les vitamines naturelles car elles n'en sont que de pâles et imparfaites copies, notamment en ce qui concerne leur orientation et sens de rotation. Pour simplifier, on pourrait dire que les molécules de synthèse ne tournent pas dans le bon sens devant les récepteurs cellulaires. Dès lors, les quantités de vitamines artificielles ne devraient plus être comparées de la même façon par rapport aux apports journaliers recommandés.

Un article passionnant qui vient de

dimanche, juin 20 2010

ORGANOLEPTIQUE

Du grec λη̃ψις lêpsis, action de prendre (de lambanein prendre), et de organe.
t_7.png Qui agit sur la perception sensorielle
pour les aliments : goût, odeur, couleur, aspect, consistance…

Caractéristiques du goût La détermination des goûts implique le codage et le décodage des stimulus gustatifs.
Un stimulus gustatif est défini par trois paramètres :

-Sa qualité (quel goût a-t-il ?). Quatre saveurs fondamentales sont décrites, sucré, salé, amer et acide, mais cette classification ne permet pas de situer tous les goûts, comme par exemple celui de la réglisse. En fait, classer les goûts en quatre saveurs est une approche aussi réductrice et simplificatrice que de classer les couleurs en quatre groupes : rouge, jaune, vert et bleu. Comme les couleurs, l'ensemble des goûts constitue un continuum, où l'on passe imperceptiblement de l'un à l'autre.
- Son intensité (quelle est la force de son goût ?), fonction de la concentration du stimulus chimique.

- Sa note hédonique (le goût est-il plaisant ou déplaisant ?). Cette composante du goût semble à la fois innée et acquise. Les bébés ne manifestent-ils pas dès leur naissance une préférence marquée pour « le sucré » ? Le plaisir lié au goût dépend également de l'environnement sociofamilial et culturel de chacun.

samedi, mai 29 2010

L'AGRICULTURE DE CONSERVATION

Cet extrait provient de

"Par sa capacité à stocker l’eau et à fixer des éléments minéraux, la matière organique (dont l’humus) est le pilier de la fertilité des sols.

En Agriculture de Conservation tout est mis en œuvre pour préserver et augmenter le stock d’humus du sol (c’est une séquestration de carbone dans les sols).

La restitution de tous les résidus de récolte à la surface du sol s’inscrit dans cette perspective. Cette pratique agronomique permet de protéger le sol du soleil, du vent et de la pluie. Les premières améliorations apparaissent à partir de 30 % de taux de couverture . Les résidus de récolte, en complément des couverts végétaux, vont assurer la couverture permanente du sol et permettre l’alimentation en continu de l’activité biologique si les habitats sont préservés (absence de destruction par le travail du sol).

Les conditions de recréation des équilibres biologiques pour développer des écosystèmes agricoles performants sont réunies. L’approche « lutte intégrée » peut alors être envisagée.

Après l’abandon du labour, un sol conduit en Agriculture de Conservation permet d’obtenir des rendements comparables après 3 à 5 ans de transition et cela pour la plupart des cultures et des situations, à condition de mettre en œuvre une gestion adaptée. L’Agriculture de Conservation est une approche cohérente qui permet de réaliser des économies et de préserver l’environnement. C’est une démarche technique qui demande plus d’agronomie, de réflexion et d’observation afin d’élaborer une approche « système ». Ce n’est pas une vision réduite et stricte mais une orientation vers de nouveaux modes de production en devenir qui, avec l’intégration d’autres composantes comme l’élevage, peuvent déboucher sur des systèmes encore plus performants et variés.

Ainsi mise en œuvre, l’AGRICULTURE de CONSERVATION permet de préserver l’intégrité physique du sol, de conserver, enrichir et développer la fertilité chimique et biologique de la terre.

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