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jeudi, février 16 2012

LOCALBIOBAG CONTRE BIO BIDON

On ne peut pas produire du vrai bio en dessous d'un certain coût car dans les champs il faut payer plus de gens et il faut des gens qualifiés.
Faire du bio façon grande surface est un non sens écologique et social, quand ce n'est tout simplement pas une arnaque et il ne faut pas croire que les producteurs français sont à l'abris.

N__0012-10-FoodMiles.jpg Si l'agriculture conventionnelle qui se dit aujourd'hui raisonnée a remplacé l'agriculture traditionnelle, que les vrais agriculteurs bios pratiquent, ce n'est pas un hasard et l'esprit qui a conduit à la derive perdure voire se renforce. Ceux qui produisent des "molécules" dangereuses pour l'environnement savent aussi fabriquer des molécules "moins dangereuses", non rémanentes, invisibles aux controles si ils ne sont pas diligentés à temps et si ils sont à la pointe de la science. Tout le monde sait bien que les tricheurs et les voleurs jouent au chat et à la souris avec les législateurs, quand ceux ci ne sont pas tout simplement corrompus!. VOILA OU NOUS EN SOMMES.

Ceux qui nous ont bernés hier, continuent de la faire aujourd'hui, alors comment faire la différence.
C'EST POSSIBLE.
Pour du vrai bio, c'est un ouvrier à l'ha et il produira 1 tonne par mois, le coût en moyenne du kilo ne peut être inférieur à 3€ en circuit court (1 intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur). sinon c'est bidon ou non durable. Tous ceux qui vous promettent le contraire trichent forcément quelque part. Dumping social, fraude au label, défiscalisation de toutes sortes, on peut fouiller dans leurs poubelles si on a le temps.

Nous préférons le consacrer à défendre le travail de ceux qui respectent les règles, car le rapport de force doit être en leur faveur. C'est ce que le LOCALBIOBAG défend en tout cas.

dimanche, février 5 2012

DÉPRESSION AU DESSUS DU JARDIN...D'EDEN

J'ai parfois le sentiment que tout notre travail est vain.
Au lieu de se servir de la nature telle qu'elle est, en en préservant les richesses infinies et gratuites, une vague d'humanoïdes la détruit inexorablement tout en tentant de la remplacer, en même temps, mais à leur manière, avec ce présupposé que la précédente nature était imparfaite, et qu'il fallait l'améliorer. sous entendant peut être que ce qui était imparfait fut la gratuité..
Est ce pour maintenir et verrouiller un pouvoir occulte?. Comment en sont ils arrivés à une telle arrogance?

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On mange trop de viande, on en gaspille trop. On nourrit les cochons, les vaches en soja et maïs, alors que cela ne convient pas à l'animal, tel qu'il est constitué. Cela provoque une pollution par rejet de phosphore, de méthane. Pas de problème, on va créer un animal de laboratoire en modifiant ces gènes pour que cela ne se produise pas, puis on va fabriquer cet animal en série dans des usines.

Idem pour le saumon. pourquoi lui ? Il y a un marché très juteux, suffisamment pour que des subventions énormes soient accordées à des chercheurs pour parvenir à le faire grossir plus vite, en modifiant son ADN grace à celui d'une anguille. Il faut aussi rendre les poissons produits stériles et ensuite construire des usines à terre pour en fabriquer.

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Partout ou ce type de manipulation existent on trouvera ce mot : STÉRILE.

Car la dissémination, la barrière des espèces provoquera des réactions en chaîne, inconnues! Le danger est bien réel!
En vérité on connait déjà le résultat.

De la même manière que le cancer et le cortège des maladies modernes touchera bientôt toute la population, les mutations génétiques se multiplieront.

On se demande qui de la fiction ou de la réalité précède l'autre. On se demande qui a raison. Enfin quand je dis "on", je parle des gens qui se posent des questions car ils ont un vague sentiment que ceci n’amènera rien de bon pour eux.
Il y en a par contre qui ne s'en pose pas, aveuglés, obnubilés par un Graal qui réapparaît partout, suintant ici, affleurant là, en écho ailleurs...Pas la peine de le nom mé.

la suite

dimanche, janvier 22 2012

DES OGMs DANS LE LOCALBIOBAG

<br />
Ce qui est déplorable dans l'attitude de ce gouvernement et des agriculteurs concernés, qui ne sont pas des agriculteurs mais des industriels, est l'absence total de scrupule.

Le probleme n'est pas tant les dangers pour l'environnement que le danger pour les autres cultures.
Le vrai problème est la contamination croisée et ils le savent tellement que leur seule réponse est législative, en abaissant les critères.
La nature, elle n'a que faire de ces critères!! les apiculteurs mourront avec leurs abeilles.

Pour un agriculteur bio qui préfère préserver la nature et surtout l'équilibre de son fonctionnement, la sentence sera immédiate, on le voit déjà avec les semences F1, dont le rendement est médiocre sans le recours aux engrais et autres pesticides. Contaminés par les ogm alentours, leur rendement tombera si ce n'est pas leur label qui sera opposé. La encore une seule voie sera possible, le monde de monsanto! voila le DANGER, irréparable!

"La politique européenne repose sur le principe que les acteurs non-OGM de l’industrie alimentaire doivent payer toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que leurs productions restent sans OGM."


Evidemment les coûts sont colossaux, ces gens qui fabriquent les ogms et leurs complices, cupides, qui les exploitent le savent bien et n'auront plus qu'à récolter les champs laissés vacants par le dépôt de bilan des autres. C'est tellement immonde en soi, comme manière de penser que cela mériterait le moratoire.

quoi faire
comment se débarrasser de cette gangrène?

faut il sanctuariser la France pour ne pas recommencer les erreurs des années 50 qui ont marqué les débuts du déclin de l'agriculture française (je ne parle pas des industriels, qui ne pourraient se vanter de leurs succès si ils n'avaient été massivement subventionnés par les citoyens, sans même que ceux ci ne s'en rendent compte), mais au contraire s'engager dans la voie du renouveau en respectant les fondamentaux et les lois naturelles car elles, sont durables et infinies et ne sont pas des arnaques.

dimanche, novembre 27 2011

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

code barre bio
Nos députés, toujours à la pointe de ce qu'il convient de faire, s’apprêtent, sous la pression des multinationales QUI NE CONNAISSENT PAS LA CRISE, à faire voter une nouvelle loi, pour que rien n'échappe aux contrôles des nouveaux propriétaires du monde.

Qui sont ces propriétaires de semences à qui la « contribution volontaire » sera reversée ? Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers 2. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à « l’obtenteur », celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » 3 ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous réunis au sein de l’Union française des semenciers, qui aurait fortement appuyé le projet de loi.


Nous, qui avons tant de mal à trouver des semences NON TRAFIQUEES sur les fameux catalogues officiels, nous savons que les dites semences qui font l'objet de ces fameux brevets d'obtentions,appelées F1, produisent des plantes faibles, aux patrimoines génétiques dénaturés, et aux comportements en plein champ plus ou moins étranges... Sans le secours des produits chimiques 'engrais, pesticides etc.." elles poussent moins bien, elles provoquent des allergies (gluten pour le blé), elles n'ont pas bon gout !! Comme c'est bizarre?!!

UN ARTICLE A FINIR LA

dimanche, novembre 13 2011

CETTE SEMAINE

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dimanche, novembre 6 2011

POURQUI TANT D'IGNORANCE

Le gène de référence de la variété transgénique présente des réactions croisées avec d’autres séquences de solanacées* et que « le système de référence proposé par le pétitionnaire n’est pas fiable » ; avec pour conséquences de sous-évaluer la présence d’OGM en cas de contamination ; la traçabilité ne peut être assurée de même que la coexistence, d’autant moins que le pétitionnaire n’a pas de plan de surveillance ! FNE interroge les autorités concernées : « Comment une autorisation a-t-elle pu être accordée dans ces conditions ? »
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ASUIVRE

samedi, juin 4 2011

LE LOCALBIOBAG SAIT IL NAGER?

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vendredi, juin 3 2011

DES NOUVELLES DE LA FERME

SECHERESSE PRINTANIERE (au 28 mai 2011)
repris ici

Vous avez sans doute remarqué le climat excessif de ces derniers mois et notamment l'absence de pluie qui est la plus visible.Mais également les froids matinaux (2°7 au sol ce matin) et les chaleurs inhabituelles les après-midi qui sont très persistants. Bref, un climat défavorable pour nos légumes et pour notre travail. D'autant que déjà en temps normal, la période de mai est plus propice aux plantations qu'aux récoltes de légumes ! Pour tout vous dire, nous sommes plus que justes pour remplir votre panier.

Les légumes présents sont plus petits, certes plus denses car leur teneur en eau est au minimum. Concrètement, les légumes de Printemps sont terminés : soit les salades sont montées, soit elles sont petites . Les épinards et blettes sont partis en graines (ouf, diront certains…),… Vous avez eu sans doute des radis piquants, parfois creux. Ces radis sont des variétés de printemps que nous arrosons très régulièrement mais l'arrosage n'a pas compensé la chaleur et sécheresse. A partir de cette semaine, vous aurez des radis rouges ronds (c’est une variété estivale !)

Evidemment, les cultures d’été sont plantées : les tomates devraient être un peu plus précoces (même si leur rythme est heureusement plus lié à la durée du jour qu’aux températures). Les courgettes de serres sont mal pollinisées par les insectes préférant être à l’extérieur (du coup, les framboises vont être très nombreuses, le travail des abeilles et bourdons y a été remarquable : vous pourrez les goûter d’ici à 8 jours (et oui déjà ! normalement c’est fin juin).

Globalement, les cultures en serres pourront pousser plus facilement (l’humidité y est maitrisée) si la canicule ne grille pas tout. Par contre, à l’extérieur, les plantes « refusent » de pousser et attendent des jours meilleurs. Les graines ont du mal à germer, la croissance est très lente tant que les conditions climatiques ne leur sont pas favorables : pour nos végétaux, c’est une question de bon sens !

Si l’arrière-saison est meilleure, nous espérons vous donner d’avantage de légumes et fruits. Mais vous pouvez vous douter que notre métier est loin d'être simple en ce moment; nos deux seuls soutiens, c'est la proximité de l'Oise, mais surtout votre confiance exprimée quand vous nous prenez nos paniers.

vendredi, avril 15 2011

LE GENE N'EXPLIQUE PAS TOUT

OGM : Semences de Destruction: l'arme de la faim

pesticides1-300x202.jpg merci a eux pour cet leur vigilence

Comme d'autres chercheurs ayant une expertise différente sur les OGM, comme Christian Velot avant lui, Gilles-Eric Séralini, professeur à l'Université de Caen, et président du Conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique) fait l'objet d'une campagne de dénigrement et de pressions extrêmement violentes, de la part de Monsanto et de l'EFSA bien sûr mais également d'une certaine frange de la communauté scientifique.

Cette campagne de dénigrement et de pressions s'est accentué en particulier depuis la publication fin 2009 (avec Dominique Cellier et Joël Spiroux de Vendomois), d'une contre-expertise des données fournies par Monsanto concernant 3 maïs OGM, et la réalisation, pour la Cour Suprême de l'Inde, d'expertises sur une aubergine GM ayant conduit le gouvernement indien à mettre en place un moratoire sur la culture de cet OGM.

Il ne fait pas bon dans le monde scientifique d'aller à l'encontre des expertises des multinationales des biotechnologies comme Monsanto !

Comme pour le chercheur Christian Velot, dont le poste avait été mis en danger en 2008, il faut que les citoyens se mobilisent pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire. La Confédération paysanne soutient la création d' un statut de protection des lanceurs d'alerte.

La Confédération paysanne soutient la pétition mise en place par la Fondation Sciences citoyennes et le réseau ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsability) pour soutenir Gilles-Eric Séralini pour défendre la contreverse scientifique et l'expertise contradictoire. Signez et faites signer la pétition ici Par ailleurs, une manifestation de soutien se déroulera le 23 novembre, lors du procès intenté par G E Séralini pour diffamation à l'encontre de Marc Fellous (ex-président de la CGB) et l'AFBV (Association Françaises des Biotechnologies Végétales).

Tandis que partout dans les pays où ils sont imposés et où la justice s'exprime les protestations s'élèvent. CONDAMNATION DES OGMS POUR CONTAMINATION

mardi, février 1 2011

VOUS SOUHAITEZ UNE ALIMENTATION NATURELLE ? C'EST IMPOSSIBLE!

Un article intéressant publié ici

"En avril dernier, l'AFFSSA a communiqué sur le sujet des NANOPARTICULES.
Reconnaissant n'avoir aucune donnée et ne disposant d'aucun moyen d'analyse et de détection (puisque ça n'existe pas !), l'agence a recommandé la "prudence" et a préconisé "que la présence de ces substances dans l'alimentation fasse l'objet d'une déclaration systématique et d'une demande d'autorisation de mise sur le marché, dans le cadre d'une réglementation (à mettre en place)".
Oui... car en fait, aucune législation n'existe.
nanoparticules.jpg Ces composants n'ayant pas d'existence légale, ils sont autorisés... en dehors de tout contrôle.
Le premier texte du Grenelle de l'Environnement adopté en août promet timidement d'imposer l'obligation de déclaration dans les deux ans, sans toutefois indiquer si le consommateur devra être informé. Greenpeace a tiré la (nano)sonnette d'alarme dès 2003."

ils ne sont pas les seuls. publié ici
"Les systèmes d'autorisation de mise sur le marché reposent sur la composition chimique des produits. Pour les nanoparticules, cela ne suffit pas, car les effets dépendent aussi de l'organisation spatiale des éléments atomiques et de leur taille. Un élément non toxique peut le devenir à l'échelon nanométrique. « Le dioxyde de titane et les dioxydes d'argent n'ont pas les mêmes propriétés au niveau nanométrique et au niveau macroscopique, explique Rose Frayssinet. Ils n'ont pas les mêmes propriétés selon qu'ils mesurent 20 nano ou 60 nano. Pour étudier les risques, il faudrait donc mener des études pour toutes les échelles ». Mais cela coûte cher. Et les outils manquent. «D'après les textes européens, dès qu'on modifie un aliment, une étude d'innocuité est obligatoire. Mais personne ne sait le faire. Il y a encore un an, il n'y avait aucun filtre vraiment sûr pour récupérer les nano-particules. Sans compter que les délais d'études étant très longs, les résultats arriveront après la mise sur le marché. On demande aux fabricants de travailler dans des salles blanches, avec des scaphandres. Et juste derrière, on met les produits sur le marché. C'est aberrant ! »."
logoamisdelaterre.gif et enfin ici "Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France : « D’un côté, on étouffe les petits producteurs avec des règlements sanitaires toujours plus tatillons et coûteux, de l’autre les industriels ont toute latitude pour mettre en danger la santé des citoyens avec des produits potentiellement toxiques sans que le moindre étiquetage, la moindre réglementation ne soient mise en place. Comme pour les OGM, on commercialise d’abord et on fera les études après, l’intérêt des industriels passe avant la protection des citoyens et de l’environnement. »"

samedi, janvier 15 2011

LE BIO POUR UNE EAU NON TRAITEE

Un article publié ici

eau-du-robinet.jpg

Comment qualifié un territoire en fonction de l'enjeu eau?

Nous qui souhaitons developper l'agriculture biologique en Ile de France, c'est un axe prioritaire. Puisque la terre ne manque pas, mais qu'elle est utilisée sans aucun respect de l'environnement, il faut permettre de la reconvertir et être pragmatique pour y parvenir. Les propositions de la PAC vont d'ailleurs dans ce sens. Il va maintenant y avoir débat et il est évident que les amendements qui favoriseront le dé-tricotage des bonnes intentions, orchestrés par les lobbys de pollueurs (trop représentés par nos hommes politiques) vont pleuvoir, comme des oiseaux! La résistance ne suffit plus, il faut attaquer, car si c'est possible ici, alors c'est possible en IDF. et notamment dans la zone de production du LBB.
Soyons pragmatique et renforçons les synergies. Produire bio, vendre bio,consommer bio. (sans ignorer pour autant l'existence du bio-bidon né de la distorsion entre l'offre et la demande).

lundi, janvier 10 2011

PAC 2013

Actu-Environnement.com : La Commission européenne vient de présenter ses propositions pour la PAC post 2013. Qu'en pensez vous ?

Pierre Rabhi : Je suis tellement habitué à des proclamations, à de l'eau tiède, alors qu'il y a tant d'engagements fermes à prendre que j'ai perdu l'écoute de ces choses-là. Je reste dans ma radicalité ! L'humanité a fait un choix dangereux : concentrer l'argent, la productivité dans certaines mains, à travers des macrostructures. C'est une véritable catastrophe, ce système ruine tout. Il faut revenir à des exploitations à taille humaine, passer du macro à la multiplication du micro.

appli-jardin : Adoptant un mode de vie moins radicale que Pierre Rabhi, je suis néanmoins en parfait accord avec ces positions. Il est toutefois difficile, voire impossible d'améliorer la société dans laquelle nous vivons, sans prendre en compte l'immensité de la tache qui nous oblige à de patientes compromissions. De petits gestes seront plus facile à réaliser pour parvenir à un futur plus sain. Je vous recommande toutefois chaleureusement cet article. car il est très important de peser de toutes ces forces sur les futurs choix de nos dirigeants. Seront ils capable de raisonner et de combattre les intérêts particuliers pour améliorer le quotidien de tous ?
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jeudi, janvier 6 2011

JE NE CONVERTIS PLUS RIEN AU BIO

Un des secteurs de l'économie Française qui a besoin d'investissements majeurs c'est bien l'agriculture biologique.
Pourquoi ?
Parce que parmi les petits agriculteurs, seuls les bio tirent de leurs exploitations des bénéfices,
parce que l'agriculture biologique est très peu subventionnée, comparé à l'agriculture intensive,
parce que la demande des consommateurs est en progression constante et que cela profite en premier lieu à l'importation (balance commerciale déficitaire),
parce que la France est de tradition un pays agricole et que ce mode de culture est reconnu comme produisant les meilleures denrées,
parce que l'emploi à créer est non dé-localisable, et que l'agrobio génère plus d'emplois que l'agriculture industriel
parce que l'aménagement et l'entretien du territoire en mutation peut être réalisé par une nouvelle ruralité liée au tourisme, à la gastronomie, au terroir

Ça fait quand même un certain nombre de raisons très pragmatiques, mais mais mais, alors que le mouvement s'amorce et devrait être soutenu par les pouvoirs publics, que se passe t il concrètement. Le blabla habituel et les bonnes volontés affichées cachent malheureusement une réalité déplorable. soignons-la-PAC.jpg

On baisse les subventions des agriculteurs bios...
et dans le même temps, un spéculateur agricole qui ne cache pas son attachement aux ogm et aux agrocarburants est nommé par le syndicat des agriculteurs à sa tête. Il n'y a pas de hasard!! Le secteur de l'agro-industrie, lui, ne verra pas ces aides diminuées. C'est le syndicat qui distribue l'argent de nos impôts et évidement, ils vont pas le donner à n'importe qui....leurs priorités à eux sont ailleurs. Elles sont dans le developpement de quelques industries richissimes, évidement a coups de subventions et de règlements avantageux, et surtout pour la protection des intérêts de ceux qui en profitent le plus.
Ces gens là préfèreront importer en masse une main d'œuvre chinoise, très heureuse avec 500€ par mois, et ils feront tout ce qui est en leur pouvoir (c'est eux qui décident) pour que leurs bénéfices augmentent, même si ca peut nuire à la population en générale. En la matière comme en d'autre, l'intérêt général, on s'en fout, c'est un paillasson bien utile quand on a les pieds boueux.

On peut toujours publier sa désolation devant des pratiques insalubres, cela ne changera pas grand chose.

Si on veut que cela change, il y a très peu de solutions efficaces et encore à long terme.

  • Bannir autant que faire ce peu les produits industriels de son alimentation,
  • Soutenir par un achat responsable une agriculture de proximité non polluante,
  • et rebattre les cartes politiques. La futur reforme de la pac est un enjeu majeur de salubrité public.

Les citoyens sont les premiers concernés, c'est eux qui paient les subventions, c'est eux s'intoxiquent avec des produits pourris, c'est eux qui paient pour la depollution et pour se soigner, il est temps que les bénéfices leur reviennent.

lundi, décembre 20 2010

L'AGRICULTURE A T ELLE ENCORE VOCATION A NOURRIR LES HUMAINS?

Un petit tour en région, pour comprendre..."Dans une lettre aux membres du conseil d'administration, M. Beulin avait souligné lundi que, s'il était élu, il souhaitait «gagner en compétitivité, reconquérir la juste part de valeur ajoutée, favoriser l'investissement et la modernisation (des) exploitations». Il a affirmé également la nécessité de «travailler au renforcement et à la modernisation du rôle, de la fonction et tout simplement de la place du producteur agricole» et il a prôné un accès «à la recherche et à l'innovation». «Nous ne pouvons plus accepter de n'être considérés que comme de vulgaires fournisseurs de matières premières» et des «variables d'ajustement en terme de prix», avait-il ajouté."

Évidement, ce qui me choque, c'est que ce monsieur ne soit pas indigné comme moi de la part du "bio" dans la production française. Innovation et recherche, on sait de quoi il s'agit : OGM et BIOTECH. De "bons produits" en sommes. Mais pour préserver les acquis d'une histoire agricole d'excellence, rien. La seule chose à comprendre dans la nomination de ce monsieur, c'est que les surfaces agricoles devront bientôt servir de champs d'expérimentations pour les ogms et leurs corollaires, les bio carburants. Comme on a lu les récents propos de monsieur Pisani, on se dit que cela sera certes profitable pour quelques industriels, mais que ce sera une nouvelle avanie pour les autres. Allez j'en remet une petite couche merci à bastamag pour cette compilation. bon d'accord!! mais Edgar fut quand même l'instigateur de cette brillante politique en France. Démembrement. Le mot est incroyablement significatif, sans membres on devient immobile. A l'époque sa vision était de faire comme les américains : des supers profits, grâce à de super tracteurs. Monsieur Pisani regrette aujourd'hui que cette politique n'ait pas été amendée et on comprends pourquoi, elle n'a pas été très "durable". Aujourd'hui on s'interroge. "on" c'est un bien grand mot, nous sommes un peu cette génération (la mienne) charnière. 50ans après la révolution verte, certains tirent la sonnette d'alarme. Et ce n'est pas ceux qui la tiraient déjà il y a 50 ans, mais justement un de ceux qui nous ont engagé dans cette voie sans issue. On comprend mieux ce testament en forme de demande d'absolution, mais on est bien avancés!!

mardi, novembre 30 2010

LOCALBIOBAG : SOLUTION LOCALE POUR UN PROBLEME NATIONAL


LOCALBIOBAG_petit_.jpg Le localbiobag de l'appli jardin en partenariat avec son premier client, le groupe cafeine de X.denamur dresse un premier bilan de son court circuit des modes actuels d'approvisionnement en produits maraichers, qui ont bien du mal a sustenter une clientèle de plus en plus désabusée par l'appauvrissement des qualités des aliments qu'on leur propose. Sans même parler des problematiques environnementales et sociales que ces modes impliquent.

Ils feront la demonstration d'un modèle de circuit court, entre producteurs AB de la région et restaurateur parisien, qui allie qualités des aliments bruts (ultrafrais, bio, de variétés anciennes), re-animation du lien social, respect de l'environnement et viabilité economique.

tout ca

Merci à lydie anastassion pour avoir été la première à relayer cette initiative auprès des professionnels de la RHD

lundi, novembre 22 2010

LOCALBIOBAG ET CIRCUIT COURT

La réduction des intermédiaires, des distances et des délais entre le consommateur qu'il soit particulier ou professionnel et le producteur est la particularité principale d'un circuit court. C'est un mode de distribution qui a des avantages et des inconvénients. Il convient dans certains cas et pas dans d'autres. Il n'a pas vocation à se substituer aux circuits longues distances mais à réduire leurs couts en matière environnementale et sociale en leur opposant une alternative structurée et complémentaire. Il a par ailleurs comme bénéfice de répondre à un besoin d'aménagement du territoire, d'amélioration de la qualité des produits et de leur diversité du point de vue nutritionnel, et convient parfaitement aux développement de la filière bio très en retard en France.
Bienvenuealaferme.jpg

Le localbiobag de l'appli-jardin propose donc une alternative en ciblant tout à la fois les consom'acteurs et les restaurateurs "eco-responsable". Il a été invité pour livrer les conclusions de son audit auprès des profésionnels de la restauration hors domicile réunis en congrès. à suivre

vendredi, novembre 19 2010

MAE

Les mesures agro-environnementales mises en place ici et là pour inciter de bonnes pratiques sont elles suffisantes. La base du volontariat ne doit elle pas être remplacée par des mesures coercitives ou incitatives?
sante_zonesensible.gif Comme par exemple l'utilisation des subventions de pac, qui devraient être conditionnées, dans le cas des zones prioritaires à ce changement de pratiques. Ce n'est pas encore le cas, mais cela pourrait le devenir. Les belles paroles doivent s'accompagnées d'actes significatifs. Les citoyens qui ont pris depuis plusieurs années le taureau par les cornes en créant des amap, permettent à des agricultures responsables de s'installer et au final de produire une alimentation de qualités (mais vraiment de qualités organoleptique et pas seulement de qualités aux normes sanitaires... la différence est considérable). Désormais le mouvement se structure et les pouvoirs publics tentent de faire bonne figure en le rattrapant. Est-ce suffisant? Ce n'est pas le rôle des citoyens de contrôler l'utilisation des fonds de la PAC.
Comment garantir l'augmentation de la SAU consacrée à une agriculture responsable, seul manière de produire en France, l'alimentation dont nous avons besoin pour être en bonne santé ?

dimanche, novembre 14 2010

LE VISAGE DE L'AGRICULTURE DE DEMAIN

16 h 30 Prospective : le visage de l'agriculture redessinée par l'impératif écologique, un débat au salon marjolaine.
agridemain.jpg L'agriculture intensive a fait long feu, dont les dégâts sur l'environnement, la santé, l'économie et le social ne se comptent plus. Aujourd'hui, face à la crise écologique et à la fin annoncée de la civilisation du pétrole dont l'agriculture est devenue le vassal, une totale refonte du modèle dominant s'impose. Un mouvement "Alimentons nos régions" est né, qui se bat pour sensibiliser le public et les politiques à ces questions de fond remettant la paysannerie au coeur de l'approvisionnement des populations par des circuits courts, relocalisés, diversifiés et nombreux : une réorganisation qui place la question foncière au centre de la problématique de sécurité alimentaire.

Table ronde avec EDGARD PISANI, ancien Ministre de l'Agriculture, auteur de nombreux ouvrages dont "Utopie foncière" (Editions Du Linteau) avec ELIANE ANGLARET, administratrice de Nature & Progrès, EMMANUEL ANTOINE, président de Minga, MICHEL BERHOCOIRIGOIN, Président D'EHLG (Euskal Herriko Laborantza Ganbara, la chambre d'agriculture alternative basque) a collaboré à "EHLG, pièces à conviction" et JOSIE RIFFAUD, paysanne en Gironde et déléguée européenne de Via Campesina.

J'ai eu l'occasion d'entendre le point de vu de Mr PISANI grace à l'excellent film d'Agnes Fouilleux : Small il beautiful, C'est par ou demain? Que vous irez peut etre voir.

le constat est fait, les tables rondes permettent de maintenir le feu sous la soupière. Il faut désormais :

  • Convaincre les agriculteurs de lâcher un peu de leurs terres pour la consacrer à une agriculture durable, pour eux ou pour de nouveaux paysans.
  • Reussir à constituer un lobby assez puissant pour rivaliser avec les lobbys des pesticides, des big pharma, des biotechnologies, des pétroliers et des agrobusiness, et évidement de la finance mondiale. Ça fait beaucoup d'argent
  • renégocier la PAC en faveur d'un développement vraiment durable : objectif 2013. Qui sera aux commandes pour mener cette négociation ? Pascal lamy, José bové, Nicolas Sarkosy?


Il y a du boulot....

mercredi, novembre 10 2010

MARJOLAINE

Localbiobag s'informera des enjeux qui le concerne. Puisque notre action ne peut s'entendre que dans la perspective d'un redéploiement de l'agriculture extensive, globale, consciente des enjeux économiques mais résolument responsable de ces actes. Ce débat est un enjeux majeur pour les acteurs bio de l'Ile de France et de france, mais nous considérons que le "bio" doit être en priorité local et de saison. En priorité ne signifiant pas à l'exclusion de .

banner.jpg 16 h 30 : Prospective : le visage de l'agriculture redessinée par l'impératif écologique
L'agriculture intensive a fait long feu, dont les dégâts sur l'environnement, la santé, l'économie et le social ne se comptent plus. Aujourd'hui, face à la crise écologique et à la fin annoncée de la civilisation du pétrole dont l'agriculture est devenue le vassal, une totale refonte du modèle dominant s'impose. Un mouvement "Alimentons nos régions" est né, qui se bat pour sensibiliser le public et les politiques à ces questions de fond remettant la paysannerie au cœur de l'approvisionnement des populations par des circuits courts, relocalisés, diversifiés et nombreux : une réorganisation qui place la question foncière au centre de la problématique de sécurité alimentaire.

Table ronde avec EDGARD PISANI, ancien Ministre de l'Agriculture, auteur de nombreux ouvrages dont "Utopie foncière" (Editions Du Linteau) avec ELIANE ANGLARET, administratrice de Nature & Progrès, EMMANUEL ANTOINE, président de Minga, MICHEL BERHOCOIRIGOIN, Président D'EHLG (Euskal Herriko Laborantza Ganbara, la chambre d'agriculture alternative basque) a collaboré à "EHLG, pièces à conviction" et JOSIE RIFFAUD, paysanne en Gironde et déléguée européenne de Via Campesina.

lundi, octobre 4 2010

HUMUS HOMME

La biodiversité c'est aussi et pourquoi pas le respect de la vie du sol. La base, en somme. La manipulation des esprits pour le dénigrer est patente. Elle se cache dans les publicités des marques de produits de nettoyages domestiques censés vous débarrasser des bactéries de toute nature. Malheureusement les bactéries ne sont pas toutes nos ennemies. Seules 10% d'entre elles sont mauvaises pour l'homme. 90% au contraire sont utiles, voire indispensables!!! bigre. INDISPENSABLES. ca veut dire que sans elles les choses vont moins bien.

En tout cas sans elles, les sols meurent lentement.

Le mot grec humus désignant la « terre » est cité par Curtius (Ier siècle ap. J.-C.) comme provenant d'un mot grec signifiant « à terre », locatif d'un substantif hors d'usage. En réalité, le mot latin humus, comme d'ailleurs le mot homo « homme », provient de la racine indo-européenne *ghyom- qui signifiait terre.
L'homme vient de la terre et y retourne. Entre temps il accompli, comme les autres sa vie.

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